
Depuis l’annonce, samedi 22 février, par le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, aux membres de sa famille politique, l’Union sacrée de la Nation (USN), de son projet de formation d’un Gouvernement d’Union nationale, symbole d’une coalition nationale, la République Démocratique du Congo risque encore de papillonner, aidée par une certaine bouillabaisse politique. Celle-là qui veut à tout prix, après sa sortie du chapiteau de la Cité de l’Union africaine, s’accaparer aussi du gâteau gouvernemental après l’annonce de « Fatshi ».
Ne se rendant pas compte du danger, du désastre et de la crise qui minent le pays, une certaine bouillabaisse politique que les Congolais avaient portée sur les strapontins du pouvoir politique, économique et social, au bénéfice des minables billets de banque et d’autres présents indigestes en 2023, viennent de s’armer de flatteries puantes, de « Djalelo » et « Matolo » indigestes ; d’attaques fléchées contre ceux-là qu’ils ont, pourtant, servis hier. Dans les régimes d’avant 2018.
A analyser ses faits et ses gestes après l’annonce de Félix Tshisekedi de procéder à la formation d’un nouveau Gouvernement d’union nationale, une ribambelle de bouillabaisse politique que les électeurs ont choisie et dont la politique est devenue un hobby pour les uns et une carrière économique pour d’autres, s’évertue à amadouer André Mbata et Augustin Kabuya, à défaut d’atteindre « dieu le père ».
Par des incantations qui frisent la flatterie et des courbettes honteuses, ils ne s’offusquent plus de s’afficher comme les sauveurs de cette crise, en faisant partie du Gouvernement annoncé par « Félix ».
Pourtant, caïmans politiques et dinosaures sous Mobutu, Kabila Père et Fils, et pas loin de nous contre le pouvoir de Félix Tshisekedi, les revoici parcourir les médias et les allées de Limete munis des discours enchanteurs, impénitents et fallacieux qu’ils distillent. Ce qui fait que depuis le 22 février, après leur sortie de la Cité de l’UA, ces caïmans et dinosaures politiques, herbivores et ruminants chahuteurs, nouveaux et patentés moines-dormeurs de l’USN qui, hier alimentaient la chronique par leur politique pervers, mégalomane, indélicate, contrebandière, flibustière, ces caïmans, disons-nous, cherchent aujourd’hui à tout prix à pirouetter, une fois encore, les pavillons de la politique congolaise. Des personnages, chahuteurs pour la plupart et dont l’éthique et la déontologie sont presqu’inexistantes, si pas reléguées au dernier plan, ont repris les allées du pouvoir et autres médias pour vilipender leurs adversaires politiques supposés.
Pourtant, à suivre le discours du Chef de l’Etat, plus qu’un simple ajustement ministériel ou gouvernement d’union nationale, il s’agirait avant tout d’une réponse nationale à l’agression dont le pays est victime. Face à cette situation, la priorité absolue demeure le salut de la patrie, et ce, au prix de l’unité des acteurs politiques de la Majorité présidentielle et de l’Opposition. Mais pas la recherche des postes ministériels pour se faire bombance sur le dos du peuple congolais et laisser Tshisekedi par la suite seul, poursuivre sa « providence » pour sauver la Nation.
Dommage pour ce pays !
Willy Kilapi