
L’îlot d’Ishovu, situé dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu, fait face à une situation humanitaire alarmante. Depuis l’intensification des affrontements entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et le mouvement M23, plus de 8 000 personnes ont été contraintes de fuir leur foyer, cherchant refuge sous des conditions précaires. Ces déplacés affluent non seulement de Goma, dans le Nord-Kivu, mais aussi des localités du Sud-Kivu telles que Minova, Muhongoza, Nyabibwe, Lushebere, Cibanda et Ihusi.
Les témoignages recueillis sur le terrain révèlent des conditions de vie désastreuses. Jean Paul Baleke, secrétaire du comité humanitaire de base à Kalehe, alerte sur la souffrance de ces populations vulnérables. Les déplacés, souvent hébergés dans des églises, des écoles ou chez des familles d’accueil, manquent cruellement des ressources essentielles.
« Ils n’ont pas accès à l’eau, à la nourriture, ni à des médicaments. La pauvreté frappe également les familles qui les accueillent, aggravant ainsi la situation », explique-t-il.
Face à l’escalade du conflit et dans un souci de sécurité, les autorités locales d’Ishovu ont été contraintes de restreindre les entrées et sorties de l’île entre 6h30 et 15h30. Cette mesure, bien que nécessaire pour protéger ceux qui fuient les violences, rend la situation encore plus complexe pour les déplacés qui cherchent désespérément des moyens de survie.
L’identification des déplacés se poursuit dans cette zone touchée par le conflit, mais les ressources pour répondre à leurs besoins fondamentaux sont cruellement insuffisantes. L’aide humanitaire est primordiale pour aider ces familles démunies, mais elle fait face à de nombreux défis logistiques et sécuritaires.
Alors que la crise humanitaire s’intensifie, l’appel à la solidarité et à l’assistance humanitaire se fait de plus en plus pressant. Il est impératif que la communauté internationale, les ONG et les autorités congolaises unissent leurs efforts pour venir en aide à ces populations en détresse.
E.A.N