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Guerre d’agression- duplicité du Rwanda: Le tocsin d’éveil de Patrick Muyaya aux Congolais !   

Guerre d’agression- duplicité du Rwanda: Le tocsin d’éveil de Patrick Muyaya aux Congolais !   

Le ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, a pris part, le mardi 12 janvier, en début d’après-midi, au premier échange intergénérationnel 2026. Une rencontre organisée par l’ASBL Dialogue Intergénérationnel. La cérémonie a eu lieu au Centre Wallonie- Bruxelles de Kinshasa.

Intervenant en premier dans le deuxième panel, le ministre a développé le sous-thème : « Processus de Doha et de Washington : vers une paix durable ? Analyse des rapports de force et des acteurs clés ».

En cinq minutes, Patrick Muyaya a passé en revue les accords de Doha et celui de Washington, dans lesquels le Président de la République, Félix Tshisekedi et son gouvernement sont pleinement engagés pour le retour définitif de la paix dans l’Est de la République Démocratique du Congo et pour un développement économique durable.

Guerre injustement imposée par le Rwanda 

S’inscrivant dans une démarche de redevabilité, le Porte-parole du Gouvernement a exhorté la jeunesse à s’impliquer activement aux côtés des Institutions du pays.

« Cette guerre d’agression n’est pas faite contre le Président de la République, mais contre tous les Congolais. Elle nous est injustement imposée par le Rwanda pour asseoir son modèle économique », a-t-il déclaré, avant d’inviter les jeunes à faire de l’engagement citoyen un levier de paix durable.

S’adressant à l’assistance réunie dans la salle Brel, Patrick Muyaya a tenu à rassurer la jeunesse sur le sens de l’action publique.

« On ne fait jamais carrière dans la jeunesse. Les responsabilités s’assument dans le temps, à travers des institutions organisées », a-t-il rappelé, soulignant que « dans un pays, ce ne sont pas cent millions d’habitants qui peuvent, en même temps, engager la Nation. C’est pour cela que nous faisons des élections ».

Abordant le fond de son exposé, le ministre est revenu sur les racines profondes de la crise sécuritaire qui secoue l’Est du pays depuis près de trois décennies.

« Depuis le génocide rwandais de 1994, nous sommes entrés dans un cycle de violences dont, trente ans plus tard, nous ne sommes malheureusement pas encore sortis », a-t-il expliqué, évoquant la responsabilité directe du régime rwandais dans l’instabilité persistante.

Muyaya a rappelé que, dès son accession au pouvoir, le Président Félix Tshisekedi a fait « le choix réaliste de se tourner vers l’avenir », en multipliant les initiatives diplomatiques auprès des neuf pays voisins de la RDC, dans une logique de coopération régionale et de transparence, notamment à travers l’adhésion à la Communauté de l’Afrique de l’Est en 2022.

« Nous n’avons pas de problème avec le peuple rwandais. Notre différend est avec le régime rwandais, porté par le président Kagame », a insisté Patrick Muyaya, soulignant la sensibilité particulière d’un conflit opposant deux pays liés par la géographie, l’histoire et les réalités humaines.

Revenant sur les processus de médiation, le ministre a expliqué que l’impasse des initiatives régionales avait conduit à une intensification des violences, avant l’adoption de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui a ouvert la voie à un dialogue encadré, tout en exigeant le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais.

« C’est dans ce contexte que, le 18 mars, le Président de la République s’est retrouvé face à son homologue rwandais, sous l’égide de l’Émir du Qatar », a-t-il rappelé, précisant que cette dynamique avait été renforcée par l’implication du Qatar et du gouvernement américain, ainsi que par des sanctions internationales visant le Rwanda.

À Washington, a-t-il poursuivi, les discussions ont porté à la fois sur une dimension régionale de paix et sur un partenariat stratégique bilatéral.

« Dans l’accord de paix, nos lignes rouges ont été respectées. Aucun centimètre carré de notre territoire ne sera cédé », a martelé le Porte-parole du Gouvernement, soulignant que la sécurité constitue le préalable indispensable à toute intégration économique régionale durable.

Patrick Muyaya a également dénoncé le rôle du Rwanda dans le soutien aux groupes armés.

« Le FDLR comme le M23 n’existent que par la volonté du Rwanda, et leurs avancées ne sont possibles que parce que certains Congolais trahissent leur pays », a-t-il affirmé, rejetant toute accusation de discours de haine au sein de la société congolaise.

Doha : huit problématiques avaient été identifiées

S’agissant du processus de Doha, le ministre a indiqué qu’une déclaration de principes avait été signéeddedddyuccfcccdff et que huit problématiques avaient été identifiées, dont le cessez-le-feu et les échanges de prisonniers figurent parmi les premières avancées.

« Ces textes sont publics. Aucun accord signé dans le cadre de Doha ou de Washington n’est secret », a-t-il assuré.

En conclusion, Patrick Muyaya a appelé à une mobilisation collective et durable.

« Cette guerre n’est pas celle d’un régime. Deux chefs d’État congolais en sont morts (Joseph Désiré Mobutu et Laurent Désiré Kabila) et des millions de congolais en ont été victimes. Les soldats qui tombent au front sont vos frères, vos cousins, nos frères et nos cousins », a-t-il rappelé, soulignant que les ressources mobilisées pour la guerre pourraient, une fois la paix rétablie, être consacrées au bien-être, à la santé et à l’éducation des populations.

Il sied de noter que ce panel a connu la participation du Vice-premier Ministre, ministre de l’Économie Nationale Daniel Mukoko Samba, du Secrétaire exécutif d’Ebuteli Freud Bauma et du Directeur général Glorhis Multiservices SARL Don Mbuyi.

La jeunesse congolaise était, non seulement présente dans cette conférence, mais également représentée par le Président du Conseil national de jeunesse, Claude Mbuyi.

Les organisateurs ont vivement remercié les deux ministres du gouvernement Suminwa 2 pour avoir passé plus de trois heures au Centre Wallonie-Bruxelles afin d’expliquer et d’échanger avec les jeunes qui avaient répondu à leur invitation.

Le Quotidien

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