Journée Internationale de la Fille : Micheline Ombae plaide pour une éducation numérique inclusive au service du développement du Congo
À l’occasion de la Journée Internationale de la Fille, célébrée chaque 11 octobre, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Mme Micheline Ombae Kalama, a lancé un appel solennel en faveur du renforcement de l’éducation numérique des jeunes filles en République Démocratique du Congo (RDC).
Placée sous le thème international « Les filles, moteur de changement de première ligne en cas de crise », cette 13ᵉ édition met en lumière la résilience et le rôle essentiel des filles face aux défis sociaux, économiques et environnementaux. La RDC a, pour sa part, retenu comme thème national : « Éducation de toutes les filles au numérique : gage du développement de la RDC ».
Dans son adresse à la Nation, la ministre Ombae a souligné l’urgence de garantir à toutes les filles un accès équitable à l’éducation, en particulier dans les domaines des technologies et du numérique. Elle a insisté sur la nécessité de les préparer à devenir des actrices du changement et des bâtisseuses d’un avenir inclusif et prospère.
« Investir dans l’éducation et la santé des filles, c’est investir dans des femmes fortes pour 2030. Leur énergie et leur potentiel représentent une richesse encore trop peu exploitée », a-t-elle déclaré.
Mme Ombae a également réaffirmé l’engagement du gouvernement congolais à concevoir et mettre en œuvre des projets, programmes et politiques publiques dédiés à la protection et à la promotion des droits des filles, sans distinction de classe sociale. Elle a annoncé la prochaine adoption d’une Politique nationale de l’enfant, qui intégrera de manière transversale les enjeux spécifiques liés aux filles dans toutes les stratégies futures.
La ministre a salué la gratuité de l’enseignement de base instaurée par le chef de l’État, Félix Tshisekedi, qu’elle considère comme une avancée majeure et une lueur d’espoir pour la jeunesse congolaise, notamment pour les jeunes filles confrontées aux mariages précoces, aux grossesses non désirées et aux stéréotypes de genre.
Enfin, elle a lancé un appel vibrant à l’endroit des parents, des éducateurs, des organisations de la société civile et des institutions publiques, les invitant à conjuguer leurs efforts pour offrir à chaque fille congolaise les moyens de devenir maîtresse de son destin.
« Les filles doivent être au cœur de toutes les actions en faveur d’un développement durable. Ensemble, nous devons leur permettre de devenir indépendantes, pour leur présent et leur avenir », a-t-elle conclu.
Par Didier Mbongomingi
