Judo: L’Agence Japonaise de Coopération Internationale à la rescousse du judo congolais, Me Yorimasa Takayanagi (CN 6è Dan) anime depuis lundi un séminaire de renforcement des capacités à Kinshasa
La journée de Lundi 2 mars 2026 était marquée au Centre Sportif de Judo construit par les japonais par le Lancement d’un séminaire de renforcement des capacités pour judokas kinois.
Sur le lieu, on a noté la présence de M. Kilichi Okitsu, représentant résident en RDC de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale ‘’JICA’’qui a rendu possible l’organisation de ce séminaire. Il y avait également l’arbitre international Me Mangili Pinto, Me Apoto Kiala, le président de la Ligue de Judo de Kinshasa ‘’Lijukin’’ Me Aliwu Tshiam et ses proches collaborateurs.

Cette première journée de séminaire a enregistré une forte participation des judokas kinois. C’est Me Yorimasa Takayanagi (CN 6è Dan) qui anime ce séminaire qui s’étendra durant trois jours.
Contenu du séminaire
1er jour Lundi 2 mars 2026 était axé sur les bases de l’apprentissage du judo.
Les huit directions du kuzushi (déséquilibre)
Le principe fondamental du judo consiste à déséquilibrer l’adversaire dans huit directions.
En gardant cela à l’esprit, il est important de choisir là où les techniques que l’on souhaite maitriser et de les répéter à travers de nombreuses séances d’uchikomi (répétitions techniques).
2. L’importance des techniques en enchainement avant/arrière (omote/ura)
Avec une seule technique, l’adversaire peut résister et empêcher la projection.
Il est donc essentiel d’apprendre des techniques complémentaires opposées (omote/ura).

Pour automatiser ces enchainements, il faut répéter les techniques opposées selon les directions du kuzushi (happo-kuzushi).
Si l’on maîtrise des techniques omote et ura, on peut gagner un combat.
-Ko-uchi-gari = seoi-nage
-Sasae-tsurikomi-ashi =o-soto-gari
Cette idée est à la base de la vision du judo de Me Yorimasa Takayanagi CN 6è Dan : ‘’Le judo est un art de tromperie’’.

L’importance d’une troisième technique-l’opposé des deux premières face à un adversaire encore plus fort, deux techniques (omote/ura) peuvent ne pas suffire.
Il faut donc maitriser une troisième technique, opposée aux deux précédentes, et la répéter afin qu’elle devienne naturelle.
-ko-uchi-gari =seoi-nage =ippon seoi-nage (du côté opposé).
Me Yorimasa Takayanagi révèle ici l’importance de cet enchainement omote-ura-ura lui a été enseignée par son maitre à l’université, Isao Okano, comme un principe fondamental du judo.
Si l’on maitrise ces trois techniques, on peut battre des adversaires plus grands et plus puissants.
Faisant suite à ses propres observations, Me Yorimasa Takayanagi fait remarquer qu’en Afrique, certains athlètes utilisent des techniques basées sur leur puissance physique, mais ces techniques deviennent inefficaces lorsqu’ils affrontent un adversaire encore plus fort. Les trois techniques omote-ura-ura, qui utilisent la force du déséquilibre plutôt que la force brute, incarnent le véritable judo japonais : ‘’La douceur triomphe de la force’’.
Antoine Bolia
