Justice et Aménagement du territoire judiciaire: Guillaume Ngefa engage l’ANAT pour la sécurisation durable des sites judiciaires
La modernisation de la justice congolaise passe aussi par la protection de son patrimoine foncier. C’est dans cette optique que le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a accordé une audience à la Directrice générale de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (ANAT), Carine Oniemba, dans le cadre d’une démarche stratégique visant à renforcer la sécurisation des sites judiciaires à travers le pays.
Au cœur des échanges entre les deux responsables : la nécessité d’identifier, cartographier et sécuriser durablement les espaces abritant les juridictions et services judiciaires de la République démocratique du Congo. Une initiative qui s’inscrit dans la volonté du gouvernement de mettre fin aux pratiques de spoliation et d’occupation anarchique des terrains relevant du domaine judiciaire.
Selon les orientations dégagées lors de cette rencontre, l’implication de l’ANAT permettra d’apporter une expertise technique indispensable à la localisation précise des sites judiciaires, à leur intégration dans les plans d’aménagement urbain et à leur protection contre toute tentative d’aliénation illégale. Cette collaboration interinstitutionnelle vise également à prévenir les conflits fonciers récurrents qui fragilisent le fonctionnement normal des cours et tribunaux.
Le Ministre d’État à la Justice a, à cette occasion, souligné que la sécurisation du foncier judiciaire constitue un pilier essentiel de l’indépendance et de l’efficacité de la justice. Des infrastructures mal protégées ou contestées sur le plan foncier exposent l’appareil judiciaire à des pressions, à des interruptions d’activités et à une perte de crédibilité auprès des justiciables.
De son côté, la Directrice générale de l’ANAT a réaffirmé l’engagement de son établissement à accompagner le ministère de la Justice dans cette démarche, en mettant à disposition des outils de cartographie moderne, des données foncières fiables et des mécanismes de planification adaptés aux réalités locales.
À terme, cette synergie entre le ministère de la Justice et l’ANAT devrait déboucher sur une base de données nationale des sites judiciaires, facilitant leur gestion, leur protection et leur projection dans les futurs programmes de construction ou de réhabilitation des infrastructures judiciaires.
Par cette initiative, le gouvernement réaffirme sa détermination à bâtir une justice non seulement accessible et crédible, mais également solidement ancrée dans un cadre foncier sécurisé, condition indispensable à l’État de droit et à la stabilité institutionnelle du pays.
Corinne Ontande
