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Khalid Aucho : « On veut montrer à toute l’Afrique que l’Ouganda a sa place sur cette scène »

Khalid Aucho : « On veut montrer à toute l’Afrique que l’Ouganda a sa place sur cette scène »

Le capitaine Khalid Aucho, 32 ans, sera la clé de voûte de l’Ouganda face à un groupe très relevé. Les Cranes retrouveront la Tanzanie, le Nigeria et la Tunisie, un vrai test de résilience pour les hommes de Paul Put. Forts de l’expérience de leurs cadres et du mélange jeunesse/expérience, les Ougandais veulent franchir un cap et faire parler d’eux au Maroc.

Absent depuis l’édition 2019, l’Ouganda retrouve la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations avec un défi de taille : un groupe très relevé comprenant le Nigeria, la Tunisie et la Tanzanie. Les Cranes devront faire preuve de caractère et de maturité pour franchir les étapes et laisser leur marque au Maroc.

Au cœur de cette équipe, le capitaine et milieu expérimenté Khalid Aucho sait que l’expérience et la combativité seront essentielles pour surprendre l’Afrique. À 32 ans, le natif de Jinja, fort d’un parcours riche à travers l’Afrique, l’Europe et l’Asie, et parfaitement au fait de ses rivaux tanzaniens, incarne l’espoir ougandais de franchir enfin le cap des huitièmes de finale.

CAFOnline.com : L’Ouganda affronte le Nigeria, la Tunisie et la Tanzanie dans le Groupe B. Comment évaluez-vous ce défi ?

Ce n’est pas un groupe facile, il y a de grandes équipes qui veulent toutes finir en tête. Mais nous savons ce dont on est capables. Avec l’expérience qu’on a ajoutée à l’équipe, on peut bien se combiner et être compétitifs. Ce sera dur, mais je crois qu’on peut passer au tour suivant.

Vous avez joué en Tanzanie pour Young Africans puis Singida Black Stars. Cela vous donne-t-il un avantage face à la Tanzanie lors de ce derby ?

Absolument. L’ambiance d’un derby en Tanzanie est incroyable, avec la passion, les chants et les foules immenses. Jouer dans un tel environnement prépare mentalement aux situations de pression. Je sais à quoi m’attendre de la Tanzanie, et je pense que cette expérience aidera nos joueurs à mieux gérer l’événement.

 

Quel rôle jouent les joueurs expérimentés comme vous dans cette équipe ?

L’expérience apporte calme et guidance. Les jeunes joueurs sont humbles et à l’écoute, ce qui facilite le partage de conseils pour nous, les plus âgés. Mélanger jeunesse et expérience crée un équilibre : l’énergie des jeunes et le sang-froid des anciens. Cette fraternité est ce qui nous pousse en avant.

L’Ouganda n’a atteint les huitièmes de finale qu’en 2019. Quelles sont vos ambitions cette fois-ci ?

Pour nous, atteindre de nouveau les huitièmes de finale ne suffit pas. Notre ambition est d’aller plus loin — jusqu’aux quarts, et pourquoi pas les demi-finales ou la finale. Étape par étape, mais toujours en visant plus haut.

Quelles équipes voyez-vous comme principales favorites pour la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations, Maroc 2025 ?

Le Sénégal reste très solide, il y a de la qualité partout sur le terrain. Le Maroc, en tant que pays hôte, sera forcément dangereux. Le Cameroun et la Côte d’Ivoire se battent toujours, et l’Égypte, son histoire parle pour elle. Mais nous, on est là pour rivaliser aussi. On veut montrer à toute l’Afrique que l’Ouganda a sa place sur cette scène.

Qui fait rire et met l’ambiance dans le vestiaire des Cranes ?

(Rires) On en a quelques-uns, oui ! Aziz Koyondo et Patrick Kakande sont toujours en train de plaisanter et de détendre l’atmosphère. Allan Okello aime se prendre pour le DJ, et parfois Steven Mukwala joue le boss de la Mafia DJ ! C’est important d’avoir ces bonnes vibrations, ça nous aide à rester détendus et soudés.

Et qui travaille le plus dur à l’entraînement et en salle de musculation ?

Beaucoup d’entre nous donnent tout. J’aime être en salle, et certains jeunes apprécient aussi. C’est bénéfique pour leur développement. Le travail acharné à l’entraînement se reflète sur le terrain.

Quel message avez-vous pour les supporters ougandais avant le tournoi au Maroc ?

Tout d’abord, merci. Les fans ont toujours été là pour nous que cela soient pour les équipes masculines, les féminines ou les jeunes. Leur soutien, que ce soit au Maroc ou à la maison, nous donne du courage. Nous promettons de nous battre pour chaque ballon et de les rendre fiers.

À 32 ans, comment abordez-vous personnellement ce tournoi ?

Avec maturité et responsabilité. J’ai joué en Ouganda, au Kenya, en Afrique du Sud, en Serbie, en Égypte, en Inde et maintenant en Tanzanie, toutes ces expériences m’ont façonné. Je sais que cela pourrait être l’une de mes dernières CAN, donc je veux tout donner pour mon pays.

Enfin, à quoi ressemblerait le succès pour l’Ouganda à cette CAN ?

Le succès serait d’aller plus loin que précédemment, atteindre au moins les quarts de finale. Mais il s’agit aussi de montrer du caractère, de la discipline et de la cohésion. Si nous quittons le Maroc avec le respect et la confiance, alors nous aurons accompli quelque chose d’important pour le football ougandais

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