Kisangani: Guillaume Nguefa au chevet des victimes de guerre
À Kisangani, dans le Nord-Est de la République Démocratique du Congo, le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des sceaux, Guillaume Nguefa Atondoko Andali, a posé un acte fort en allant à la rencontre des victimes des conflits armés qui ont marqué la région.
Cette initiative, hautement symbolique et profondément humaine, s’inscrit dans une démarche de proximité visant à replacer les victimes au centre des préoccupations de l’État.
Au cours de cette rencontre, le ministre a échangé directement avec les survivants, écoutant leurs récits souvent poignants, empreints de douleur, de pertes et de traumatismes encore vifs. Femmes, hommes et jeunes ont tour à tour pris la parole pour raconter les violences subies, les déplacements forcés, les pertes de proches, ainsi que les difficultés à reconstruire leur vie dans un contexte encore fragile.
Guillaume Nguefa a tenu à rappeler que la justice ne peut être effective sans une prise en compte réelle de la souffrance des victimes. Il a souligné que ces échanges constituent une étape essentielle dans le processus de réparation et de reconnaissance, affirmant que « la voix des victimes doit être entendue, respectée et traduite en actions concrètes ». À travers cette démarche, le ministre entend renforcer la confiance entre la population et les institutions judiciaires.
Cette visite intervient dans un contexte où les attentes sont fortes en matière de justice transitionnelle, de lutte contre l’impunité et de réparation des préjudices subis. Les victimes ont exprimé leur besoin urgent d’accompagnement, tant sur le plan judiciaire que psychologique et socio-économique. Elles ont également insisté sur la nécessité de voir les responsables des exactions traduits en justice, afin de mettre fin au cycle de violence.
Le ministre a, pour sa part, réaffirmé l’engagement du gouvernement à œuvrer pour une justice équitable et accessible à tous. Il a évoqué des mesures en cours visant à renforcer les capacités des juridictions, à améliorer l’accès aux services judiciaires et à garantir une meilleure prise en charge des dossiers liés aux crimes de guerre.
Au-delà des discours, cette rencontre marque une volonté politique de rapprocher la justice des citoyens, en particulier ceux qui ont longtemps été marginalisés ou oubliés. Elle envoie également un signal fort quant à la détermination des autorités à faire de la lutte contre l’impunité une priorité nationale.
En se rendant à Kisangani pour écouter les victimes, Guillaume Nguefa pose ainsi les jalons d’une justice plus humaine, plus inclusive et tournée vers la réparation. Reste désormais à traduire ces engagements en actions concrètes, afin que les espoirs suscités par cette rencontre ne restent pas lettre morte.
Corinne Ontande
