La BCC et la Banque des États de l’Afrique Centrale signent un protocole d’accord de coopération
En marge des réunions du sous-comité Afrique Centrale de l’Association des Banques Centrales Africaines tenues à Kinshasa du 25 au 27 février 2026, la Banque Centrale du Congo et la Banque des États de l’Afrique Centrale ont signé, ce 28 février 2026, un protocole d’accord de coopération.

Cet accord stratégique couvre notamment : l’échange d’informations et d’expertises ; les systèmes et moyens de paiement ; la recherche, les études et les statistiques ; la lutte contre le blanchiment des capitaux, financement du terrorisme et financement de la prolifération des armes de destruction massive (LBC/FT/FP) ainsi que la cyber sécurité; la régulation bancaire ; le financement du développement et l’inclusion financière ; la formation et le développement des compétences.
À travers cet engagement, les deux institutions réaffirment leur volonté commune de renforcer la stabilité monétaire et financière, la résilience économique et le développement durable en Afrique centrale.
Que vise l’accord ?
Premièrement, la régulation bancaire. Il s’agit d’harmoniser les pratiques de supervision afin de garantir la solidité des établissements financiers et de prévenir les crises. Une meilleure coordination permet d’anticiper les risques et de renforcer la confiance dans le secteur bancaire.

Deuxièmement, les systèmes de paiement. Les deux institutions veulent améliorer la sécurité et l’efficacité des transactions, notamment transfrontalières. Des systèmes plus performants facilitent les échanges commerciaux et réduisent les coûts.
Troisièmement, la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Le partage d’informations et l’alignement des normes renforcent la crédibilité des dispositifs nationaux et régionaux face aux exigences internationales.
L’accord couvre également la cybersécurité, devenue prioritaire avec la digitalisation des services financiers, ainsi que l’inclusion financière, afin d’élargir l’accès aux services bancaires pour les populations encore exclues.
Enfin, la stabilité monétaire figure parmi les priorités, dans un contexte régional marqué par des chocs économiques et des pressions extérieures.
Ce protocole marque une étape supplémentaire vers une intégration monétaire et financière plus approfondie au sein de la sous-région.
