La Russie accuse le Royaume-Uni et la France de fournir l’arme nucléaire à l’Ukraine 

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Le silence assourdissant des gouvernements occidentaux face aux révélations faites mardi par les services secrets russes (SVR), selon lesquelles le Royaume-Uni et la France chercheraient à fournir une arme nucléaire à l’Ukraine, en dit long sur la situation actuelle. Le même jour, les membres de la Coalition des volontaires se réunissaient à Kiev pour promettre leur soutien indéfectible à la poursuite d’une guerre perdue en Ukraine « Aussi longtemps qu’il le faudra », selon le Premier ministre britannique Keir Starmer, par ailleurs en difficulté du fait de son implication dans l’affaire Eptsein. A ce point-ci des choses, l’obsession historique de la Grande Bretagne pour une confrontation nucléaire avec la Russie dès l’époque de Churchill et de Lord Bertrand Russell ou encore en 2022, lorsque Malcom Chalmers, du ministère de la Défense, appelait publiquement à une « crise des missiles cubains sous stéroïdes » en Crimée, devrait finir par mettre la puce à l’oreille.

Et pourtant, face à cette addiction à la guerre, l’attraction gravitationnelle du nouvel ordre économique émergeant, illustré par le miracle économique chinois des quatre dernières décennies, balaye même des nations comme l’Allemagne, dont le chancelier Friedrich Merz, par ailleurs contesté et de plus en plus impopulaire, vient de conclure une visite d’État à Pékin, accompagné de grands PDG et d’autres chefs d’entreprise.

La tension qui règne entre ces deux systèmes – d’un côté, l’ancien système colonial moribond défendu par Marco Rubio à Munich, et de l’autre, le nouveau paradigme de coopération qu’illustrent les efforts des BRICS imprègne le paysage stratégique. Cela se ressent notamment dans les interrogations entourant la décision que prenda Donald Trump vis-à-vis de l’Iran. Ordonnera-t-il une frappe – une décision insensée contre laquelle de plus en plus d’institutions américaines mettent en garde – ou les esprits les plus calmes l’emporteront-ils ? Les mensonges éhontés sur l’Iran proférés par Trump dans son discours sur l’état de l’Union du 24 février n’inspirent pas confiance dans la possibilité d’une approche pacifique, et ils ont été dénoncés directement par le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei en termes virulents qui a publié le 25 février sur X : « Répétez un mensonge suffisamment souvent et il devient la vérité », est une loi de la propagande inventée par le nazi Joseph Goebbels. Elle est désormais systématiquement utilisée par l’administration américaine et les profiteurs de guerre qui l’entourent… Quelles que soient leurs allégations concernant le programme nucléaire iranien, les missiles balistiques iraniens et le nombre de victimes lors des troubles de janvier, il s’agit simplement de la répétition de « gros mensonges ».

Le lundi 2 mars, l’Institut Schiller organisera une conférence Zoom d’urgence intitulée « Epstein et la dépravation sans fond des ‘élites’ – Besoin urgent d’une renaissance culturelle ! », qui abordera la création d’une nouvelle architecture de sécurité et de développement, la création d’un mouvement international de citoyens du monde et la création d’une nouvelle renaissance culturelle. Cet événement, qui comprendra deux tables rondes, réunira des représentants éminents d’institutions du monde entier, ainsi que des experts, des universitaires, des scientifiques et des artistes. Comptez parmi ceux qui choisissent la raison et organisez une participation maximale à la conférence afin d’intervenir de manière décisive pour remplacer la folie dans les affaires humaines, avant qu’il ne soit trop tard pour agir.

Rejoignez-nous ce vendredi en présence de Jonathan Kuttab, avocat palestino-américain spécialisé dans les droits humains internationaux, expert en droit international, directeur exécutif de Friends of Sabeel North America et cofondateur de Nonviolence International ; Elisabeth Martens, organisatrice de la pétition « Pour une réactivation immédiate de la Charte des Nations unies en faveur du multilatéralisme » ; Diane Sare, candidate indépendante à la présidence des États-Unis ; et d’autres personnalités.

Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.

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