« La scission de la centrale hydroélectrique de Kakobola dans le Kwilu, Molendo Sakombi sur les traces de la modernisation de la gouvernance des infrastructures hydroélectriques en RDC »
Cinquième tribune de tite liongi, expert en suivi-évaluation et communication sur les énergies.
Le projet de construction de la centrale hydroélectrique de kakobola à été initié par l’ancien président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila dans la province de Kwilu, où les travaux de construction remonte à 2008.
Le projet visait à électrifier la ville de Kikwit et les cités environnantes (Idiofa, Gungu) pour stimuler le développement du Grand Bandundu.
Bien qu’initié sous le régime Kabila, le barrage a été finalisé et inauguré en mars 2026 sous la présidence de Félix Tshisekedi, illustrant la continuité des grands projets nationaux.
Mise en service
Le courant a été officiellement lancé en mars 2026, éclairant la région du Kwilu, une première dans la zone depuis 1930.
La centrale a une capacité de 10,5 mégawatts, et des projets d’extension (Kakobola 2) sont envisagés.
La modernisation de la gouvernance dans la gestion de Kakobola
Lors de la publication de notre tribune intitulée ; »La scission de la SNEL, une thérapeutie ou bien un suicide énergétique programmé en RDC ? » du mois de septembre2025, nous avons proposé un décor scientifique pouvant permettre aux décideurs de prendre des options courageuses pour la sécurisation et la garantie de l’approvisionnement du produit électricité en République Démocratique du Congo.
La séparation des activités de production, de transfert et de distribution
La séparation des activités de production, de transport et de distribution d’électricité choisi comme modèle de gestion de la centrale hydroélectrique de Kakobola, tel que rendu public par le ministre des Ressources Hydrauliques et électricité Molendo Sakombi vise à créer un marché concurrentiel, favorisant la réduction des coûts, l’innovation et la transparence pour les consommateurs, tout en reconnaissant que la gestion du réseau de transport reste un monopole naturel nécessitant une coordination et une réglementation spécifique. Cela permet à de nouveaux acteurs d’entrer sur le marché, stimulant ainsi la concurrence et l’efficacité.
Cette première expérience comme modèle de gouvernance garantit à la fois la stimulation de la concurrence et l’innovation d’une part, et d’autres parts la maîtrise des coûts et efficacité
La division du monopole vertical (production, transport et distribution) permet à de nouveau acteurs d’entrer sur le marché notamment dans la production et la fourniture d’électricité.
Maîtrise des coûts et efficacité
La séparation vise à réduire les coûts d’exploitation en créant des marchés plus efficaces pour la production d’électricité. Une meilleure coordination des activités et une gestion optimisée des capacités peuvent mener à une maîtrise accrue des coûts globaux du secteur.
Contrairement à la gestion de la SNEL sur les infrastructures énergétiques, La gestion du monopole de la Société Nationale d’Électricité (SNEL) en République Démocratique du Congo (RDC) est souvent citée comme une cause majeure des carences dans le secteur énergétique, notamment :
Vétusté des infrastructures et manque de maintenance, la SNEL peine à moderniser ses équipements de production et de distribution, ce qui entraîne une perte de près de 46 % de sa production électrique, notamment en raison de la vétusté du réseau et de la fraude.
Déficit de production et délestages : Le manque de concurrence et la saturation des réseaux provoquent de fréquents délestages, particulièrement à Kinshasa et dans le Katanga, paralysant les activités économiques et ménagères.
Gestion administrative lourde et bureaucratie : La structure monopolistique favorise une gestion bureaucratique, avec des difficultés de trésorerie et un manque de réactivité face aux besoins des abonnés.
Notre structure, « La sécurité énergétique en RDC « qui se propose de fournir son expertise au gouvernement de la République se félicite de la décision courageuse de notre exécutif pour garantir la sécurité énergétique et l’approvisionnement du produit électricité, et sa volonté de poursuivre cet élan de construction des infrastructures partout pour stimuler le développement économique intégral à partir de l’électricité comme levier de déclenchement.
