Le conseil des ministres informé de l’état d’avancement de l’assainissement du fichier de paie du secteur EDUC-NC et la sécurisation du paiement de la prime de gratuité
La Ministre d’Etat, Ministre de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté a informé le Conseil de l’état d’avancement de l’assainissement du fichier de paie du secteur EDUC-NC et sécurisation du paiement de la prime de gratuité.
Depuis janvier 2026, ce processus interne de vérification et de redressement du fichier de paie préparé par la DINACOPE a été lancé. Cette démarche est motivée par des signaux concordants d’irrégularités administratives, techniques et financières affectant la sincérité du fichier et la régularité de certaines imputations de paie.
Cet exercice, a – t – elle précisé, ne se substitue nullement à l’audit gouvernemental en cours. Il vise, au contraire, à mettre à la disposition du Gouvernement un premier niveau de fiabilisation sectorielle sur un champ particulièrement sensible, tant sur le plan budgétaire qu’au plan social.
Il en ressort que :
– Du poids du fichier : 700.249 agents payés en mars 2026, dont 624 081 enseignants (11.697 au maternel, 378.017 au primaire, 234.367 au secondaire) et 76.168 administratifs ;
– De la ponction irrégulière constatée : 32.732 enseignants du primaire touchés en janvier 2026 par une ponction irrégulière sur la prime de gratuité ;
– De corrections immédiates : Régularisation opérée dès février 2026 au profit des 32.732 enseignants concernés ;
– Des anomalies résiduelles relevées en mars 2026 : 788 enseignants du primaire encore non payés à la prime de gratuité et 33.938 sous-payés ;
– Des paiements hors cible identifiés : 470 enseignants du maternel et du secondaire indûment bénéficiaires de la prime de gratuité, ainsi que 148 administratifs irrégulièrement pris en charge sur des lignes à vocation sociale.
Les principaux enseignements à tirer ont été expliqués, la portée sociale et budgétaire des mesures a été évoquée avant de se pencher sur des mesures conservatoires, administratives et disciplinaires qui ont été prises afin de sécuriser le traitement du fichier, d’interrompre les manipulations non conformes et de renforcer la chaîne de responsabilité.
Ainsi, l’action engagée contribue déjà à un double objectif d’intérêt national : protéger la portée sociale de la gratuité de l’enseignement primaire et renforcer la sincérité de la dépense publique.
