Le FMI projette une croissance de 5,5 % en 2025, portée principalement par la vigueur des exportations de cuivre
L’économie intérieure continue de bénéficier des effets de l’actualisation du taux de change appliquée sur la réserve obligatoire cristallisée, ainsi que du renforcement de la coordination des politiques macroéconomiques. Cette dynamique contribue à la stabilité observée tant sur les marchés des biens et services que sur celui des changes.
D’après les estimations de la Commission des études statistiques et des comptes nationaux (CESCN), établies sur la base des données de production à fin juin 2025, la croissance du PIB réel, qui s’était établie à 6,7 % en 2024, devrait légèrement ralentir pour se situer à 6,3 % en 2025. Cette dynamique serait portée par la branche « Extraction », dont la croissance est attendue à 8,8 %, après 12,5 % en 2024.
L’activité hors extraction, quant à elle, devrait progresser de 4,5 % en 2025, contre 3,1 % une année plus tôt, soutenue notamment par les secteurs « Transports et Télécommunications » ainsi que « Bâtiments et Travaux Publics (BTP) ».
À titre de comparaison, le Fonds Monétaire International (FMI) projette pour sa part une croissance de 5,5 % en 2025, portée principalement par la vigueur des exportations de cuivre.
L’analyse sectorielle fait ressortir une contribution du secteur primaire de 3,9 points, portée par l’activité des industries extractives, dont la part s’établirait à 3,5 points en 2025 contre 5,0 points en 2024.
La contribution du secteur tertiaire à la croissance atteindrait 1,5 point en 2025, contre 1,2 point en 2024. Quant au secteur secondaire, sa contribution passerait de 0,5 point en 2024 à 0,8 point en 2025, grâce principalement à la branche « Bâtiments et Travaux Publics », qui représenterait, à elle seule, 0,5 point.
