Le Groupe de la Banque mondiale et le FMI intensifient leurs efforts conjoints pour stimuler l’action en faveur du climat

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Le Groupe de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international développent leur collaboration grâce à un cadre renforcé afin d’aider les pays à intensifier leurs actions face à la menace du changement climatique.

La coopération entre les deux institutions apportera un soutien essentiel aux stratégies climatiques nationales, grâce à une approche intégrée et dirigée par les pays en ce qui concerne les mesures et les investissements climatiques à privilégier. Dans le cadre de leurs mandats respectifs, le Groupe de la Banque mondiale et le FMI tireront parti de leurs travaux d’analyse, de leur assistance technique, de leurs financements et de leur expertise pour améliorer les plans de réforme pilotés par les pays.
Trois principes sous-tendront ce cadre :
Premièrement, les pays, le Groupe de la Banque mondiale et le FMI travailleront en étroite collaboration pour identifier les enjeux climatiques de chaque pays et les réformes à adopter en priorité pour y répondre. Ce processus s’appuiera sur les rapports nationaux sur le climat et le développement du Groupe de la Banque mondiale, les analyses climatiques du FMI et les ambitions des pays à cet égard.
Deuxièmement, le Groupe de la Banque mondiale et le FMI travailleront avec d’autres banques multilatérales de développement et partenaires pour le développement afin d’aider les pays à mettre en œuvre les réformes nécessaires en fournissant une assistance technique et des financements.
Troisièmement, sur demande, le Groupe de la Banque mondiale et le FMI aideront à établir des plateformes administrées par les pays et conçues pour mobiliser des financements climatiques supplémentaires, notamment auprès du secteur privé.
Le cadre renforcé s’appuiera sur les enseignements accumulés depuis la publication de la déclaration commune sur le renforcement de la collaboration entre le FMI et la Banque mondiale en septembre 2023.
Cette collaboration renforcée entre les deux institutions favorisera les partenariats pilotés par les pays, galvanisera la modification des politiques en place et augmentera les investissements pour répondre aux besoins des pays en lien avec la question climatique. Cet effort conjoint optimisera également les ressources supplémentaires que les institutions veulent consacrer à l’action climatique et attirera d’autres financements en provenance des partenaires pour le développement et du secteur privé.
Le Groupe de la Banque mondiale entend intensifier l’action qu’elle mène dans le domaine climatique avec de nouvelles mesures, notamment en consacrant 45 % de son financement annuel à l’adaptation au changement climatique et à l’atténuation de ses effets d’ici 2025, en travaillant à fournir de l’énergie issue de sources renouvelables à 250 millions de personnes en Afrique d’ici 2030, et en élargissant sa gamme d’instruments de crise pour soutenir des personnes en première ligne subissant la crise climatique. La Banque mondiale a également optimisé son bilan et lève des fonds pour assurer une reconstitution d’ampleur des ressources de l’IDA et créer le nouveau fonds pour une planète vivable.
Le FMI aide les pays à renforcer leur résilience face au changement climatique avec son fonds fiduciaire pour la résilience et la durabilité (FFRD), financé par les généreuses contributions de 23 pays. Depuis son lancement en octobre 2022, 18 pays ont déjà bénéficié du FFRD. Le cadre renforcé de collaboration entre le Groupe de la Banque mondiale et le FMI devrait accroître encore l’impact des DTS acheminés via le FFRD.

Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.

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