Le Ministère de la Pêche et Élevage relance le processus de réforme de la loi sur l’élevage
Dans le cadre du programme d’appui aux politiques publiques et institutionnelles, à la transition de la MONUSCO et à la stabilisation, un atelier pédagogique et de sensibilisation des parties prenantes sur la proposition de loi portant principes fondamentaux relatifs à l’élevage s’est tenu ce vendredi 7 novembre 2025 dans la salle de conférence d’ECOFIN au Palais du Peuple. Cet atelier, organisé par Congo Initiative – Université Chrétienne Bilingue du Congo, avec le soutien financier du PNUD et du FCDO, a rassemblé des responsables politiques, des honorables députés, des autorités administratives, des représentants de la société civile ainsi que des opérateurs économiques du secteur.

Le Ministère de la Pêche et Élevage a lancé, ce mardi, au Palais du Peuple, un atelier pédagogique et de sensibilisation consacré à la proposition de loi portant principes fondamentaux relatifs à l’élevage, actuellement en examen à l’Assemblée nationale. La cérémonie a réuni parlementaires, experts du secteur et partenaires techniques venus réfléchir sur les enjeux liés à la modernisation de l’élevage en République démocratique du Congo.
Prenant la parole, le représentant du ministère a exprimé son honneur de s’adresser à cette auguste assemblée. Il a salué la présence de tous les participants et rappelé l’importance stratégique du secteur de l’élevage. « L’élevage figure parmi les domaines prioritaires qui devront jouer un rôle déterminant dans l’atteinte des objectifs de croissance économique et de l’augmentation du PIB fixés par l’État congolais », a-t-il souligné.
Cependant, malgré ce potentiel, le secteur de l’élevage fait face à plusieurs contraintes majeures : absence d’un cadre légal moderne, faible productivité du cheptel, dégradation génétique des races locales, insécurité dans certaines zones et hausse des importations de viandes et de produits laitiers.
Cette situation se traduit par une baisse de la consommation nationale de viande et de lait, alors que la demande continue d’augmenter.
Le ministère a rappelé que la loi actuelle régissant l’élevage date de 1936. « Plus de soixante ans après l’indépendance, il est inadmissible que cette même loi continue à régir le secteur, alors que le monde a évolué. Elle n’intègre ni les innovations techniques, ni les réalités économiques contemporaines », a déclaré le représentant.
En 2016, la réforme administrative avait séparé l’ancien ministère de l’Agriculture, Pêche et Élevage en deux entités, donnant naissance au Ministère de la Pêche et Élevage. Parmi ses missions, figure notamment l’élaboration de nouvelles politiques et lois permettant d’encadrer et de moderniser les sous-secteurs. C’est dans ce contexte qu’en 2020, un avant-projet de loi avait été élaboré et harmonisé avec une initiative parlementaire portée par l’Honorable députée Annie Mombuna, saluée pour sa détermination et son engagement patriotique.
La proposition avait été adoptée à l’Assemblée nationale et transmise au Sénat, mais la fin de la législature avait interrompu le processus. « Comme il n’existe pas d’héritage législatif, la nouvelle législature doit reprendre l’initiative depuis le début », a indiqué le ministère.
L’atelier lancé ce jour vise donc à relancer le processus en donnant aux acteurs du secteur les éléments d’analyse nécessaires pour enrichir le texte avant son adoption. L’objectif final est de doter la RDC d’une loi moderne permettant : la professionnalisation de l’élevage, l’amélioration de la sécurité alimentaire, la création d’emplois et la relance économique des zones rurales.
« Nous voulons un élevage durable, compétitif et générateur de richesse. Cette loi est une étape décisive pour transformer ce potentiel en réalité », a conclu le ministère.
Becky Kabongo
