Le pétrole, le cuivre et l’or en baisse, le cobalt maintien son niveau d’il y a trois semaines 

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Au 20 novembre 2025, le prix du baril de pétrole s’est établi à 62,6 USD, soit une baisse hebdomadaire de 3,2 % sur fond d’un excédent d’offre portée par les pays de l’OPEP+ et des signaux de faiblesse de la demande mondiale. Rapproché à fin 2024, ce prix a reculé de 15,9 % et de 16,1 % en glissement annuel.

Le cours du cuivre s’est fixé à 10.651,0 USD la tonne, affichant une baisse hebdomadaire de 2,7 % dans un contexte de ralentissement de la demande, principalement chinoise. Comparé à fin décembre 2024, il s’est accru de 21,2 % et de 11,4 % sur douze mois.

Le prix du cobalt s’est maintenu à son niveau d’il y a trois semaines, soit 47.908,0 USD la tonne. Par rapport à fin décembre 2024, ce prix a progressé de 99,2 % et de 99,7 % en glissement annuel.

Le prix de l’once d’or s’est situé à 4.065,0 USD, soit une baisse hebdomadaire de 2,1 % sur fond d’anticipation d’un renforcement du dollar américain et des taux d’intérêt plus attrayants. Par rapport à fin décembre 2024, le prix de ce produit s’est accru de 54,0 % et de 47,2 % sur douze mois.

Les prix du riz, du blé et du maïs se sont fixés respectivement à 221,6 USD, 192,7 USD et 156,5 USD la tonne. Comparativement à la semaine précédente, ces prix ont baissé de 6,6 %, 3,0 % et 3,7 % dans un contexte d’offre mondiale abondante et de ralentissement de la demande.

Comparés à fin décembre 2024, ces prix ont reculé de 28,4 % pour le riz, 4,9 % pour le blé et 7,2 % pour le maïs. En glissement annuel, les prix du riz et du blé ont baissé de 32,1 % et 8,6 %, dans l’ordre, tandis que celui du maïs a progressé de 3,1 %.

Le marché interbancaire a enregistré sa première opération du mois à hauteur de 5,0 milliards de CDF contre un volume de 20,0 milliards en octobre 2025

La balance provisoire des biens a dégagé, à fin août 2025, un excédent de 9.893,99 millions de USD. Rapproché à la période correspondante de 2024, il ressort une baisse des exportations de 15,8 % et une hausse des importations de 1,6 %.

La parité euro-dollar s’est située en moyenne autour de 1,16 au 20 novembre 2025.

L’analyse du bilan monétaire révèle, au cours de la période sous analyse, une injection de liquidité bancaire de 78,5 milliards de CDF, opérée au moyen du Bon BCC. Cette situation fait suite à la baisse des avoirs libres des banques commerciales.

Le guichet de prêt par adjudication est demeuré inactif depuis sa création. De même, l’ancien guichet de prêts à court terme, remplacé en juin 2025 par ce nouveau dispositif, est également resté inactif au premier semestre 2025, après avoir réalisé un volume annuel de 6.025,0 milliards de CDF en 2024.

Le guichet de prêt marginal n’a affiché aucune opération au cours de la semaine sous analyse contre un volume de 50,0 milliards de CDF enregistré au mois d’octobre 2025. En cumul annuel, au 21 novembre 2025, ce guichet totalise un volume d’opérations de 760,0 milliards de CDF.

A la même période, le marché interbancaire a enregistré sa première opération du mois à hauteur de 5,0 milliards de CDF contre un volume de 20,0 milliards en octobre 2025. En cumul annuel, le volume d’opérations s’est établi à 462,0 milliards de CDF.

Les taux d’intérêt appliqués sur le marché interbancaire et au guichet de prêt marginal se sont fixés respectivement à 17,50 % et à 21,5 %.

Les dépôts en monnaie nationale ont enregistré une hausse mensuelle de 22,4 %, alors que ceux en devises sont restés quasi inchangés

A fin octobre 2025, les dépôts de la clientèle se sont établis à 15.554,48 millions d’USD, soit une augmentation mensuelle de 2,4 % et une hausse de 5,5 % par rapport à fin décembre 2024.

L’accroissement mensuel des dépôts bancaires découle principalement de l’augmentation des dépôts des ménages et des entreprises privées.

Par ailleurs, les dépôts en monnaie nationale ont enregistré une hausse mensuelle de 22,4 %, alors que ceux en devises sont restés quasi inchangés. Les dépôts bancaires demeurent majoritairement libellés en devises, représentant 87,2 % du total. S’agissant de la composition, les dépôts des ménages et des entreprises privées constituent les parts les plus importantes, soit respectivement 35,5 % et 31,4 % du total des dépôts.

En effet, au 31 octobre 2025, les dépôts en monnaie nationale représentaient 12,8 % du total des dépôts, contre 10,7 % le mois précédent, soit une hausse mensuelle de 2,1 points de pourcentage. Cette évolution résulte de la situation observée sur le marché des changes depuis près de trois mois, caractérisée par une appréciation de la monnaie nationale face aux devises étrangères.

En outre, le graphique ci-après montre l’évolution, en niveau, des dépôts en monnaie nationale, lesquels se sont établis à 4.504.404,84 millions de CDF, venant 4.149.503,41 millions le mois précédent.

Sur les dix premiers mois de l’année 2025, la part des dépôts en monnaie nationale s’est établie à un niveau mensuel moyen de 10,2 %, contre 9,2 % sur la période correspondante de 2024.

Pour rappel, l’année 2024 avait été marquée par une hausse de 22,4 % des dépôts bancaires, portée, principalement par les entreprises privées et les ménages.

En termes de répartition par espace géographique, il s’observe une forte concentration des dépôts bancaires à Kinshasa (65,2 %), au Haut-Katanga (22,9 %), au Lualaba (4,0 %) et au Nord-Kivu (2,7 %). Sur le plan sectoriel, les dépôts proviennent essentiellement des autres secteurs hors administration publique (39,2 %), du commerce (21,7 %) et de l’industrie extractive (14,5 %).

Les crédits bruts, à fin octobre 2025, se sont chiffrés à 10.094,8 millions de USD, en baisse de 1,3 % par rapport à fin septembre et en hausse de 18,2 % par rapport à fin décembre 2024. Cette régression s’explique par la baisse des crédits accordés au niveau de tous les secteurs institutionnels.

S’agissant de la ventilation par monnaie, les crédits en monnaie nationale se sont accrus de 24,1 % contre une baisse de ceux en devises de 1,7 % d’un mois à l’autre.

En 2024, les crédits bancaires avaient enregistré une croissance de 17,3 %, soutenue par l’augmentation des financements accordés aux entreprises privées, aux ménages et à l’administration centrale. Leur répartition géographique reflétait une concentration à Kinshasa (47,5 %), au Haut-Katanga (35,7 %), au Lualaba (9,6 %) et au Nord-Kivu (2,6 %). Sur le plan sectoriel, les crédits étaient dominés par l’industrie extractive (35,4 %) et les autres services hors administration publique (27,1 %).

L’injection de liquidité est expliquée par la demande des opérateurs économiques en vue de constituer des provisions pour paiement des impôts consécutivement à l’échéance fiscale

Au 21 novembre 2025, les avoirs des banques commerciales en monnaie nationale, dans les livres de la Banque Centrale du Congo, ont enregistré une baisse hebdomadaire de 377,4 milliards de CDF pour s’établir à 3.499,3 milliards. La réserve obligatoire en monnaie nationale s’est située à 2.531,2 milliards de CDF venant de 2.819,5 milliards le mois précédent.

Pour rappel, les deux phases d’actualisation de la réserve obligatoire cantonnée avaient entrainé une ponction totale de la liquidité de l’ordre de 558,6 milliards de CDF, situant ainsi le niveau de la réserve obligatoire cristallisée à 2.497,55 milliards de CDF. Quant à la troisième phase d’actualisation, cette dernière a entrainé une injection de 288,3 milliards de CDF.

En outre, la réserve obligatoire en devises s’élève à 627,0 millions de USD.

La position nette des banques commerciales, représentant la différence entre leurs comptes courants à la BCC et le niveau notifié de la réserve obligatoire, s’est établie à 968,1 milliards de CDF en date du 21 novembre 2025, venant d’un niveau de 1.057,2 milliards de CDF une semaine plus tôt.

L’injection de liquidité est expliquée par la demande des opérateurs économiques en vue de constituer des provisions pour paiement des impôts consécutivement à l’échéance fiscale.

Séance d’adjudication du 19 novembre 2025

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