Le Rwanda maintient les Virunga dans l’instabilité pour tirer des dividendes
Le pillage des Virunga s’est aussi invité et Patrick Muyaya n’a pas manqué d’évoquer la question dont un focus a été fait dans le premier libre blanc qui est sorti lorsqu’on était engagé sur le front médiatique par rapport à cette guerre. Comment on peut imaginer un patrimoine mondial protégé, soit l’épicentre de cette guerre.
Très peu en parlent. Si on doit évaluer le préjudice subi du fait des agissements du Rwanda et de ses supplétifs, je crois que ça va dépasser les 100 millions de dollars Us. Les arbres de cet écosystème, c’est comme des humains. Les gorilles, lorsqu’il y a des balles, ils se déplacent, parce que c’est un même massif forestier. De l’autre côté, c’est de maintenir cette partie de notre forêt dans une sorte d’instabilité chronique où on tire les dividendes du fait du déplacement de ces gorilles. Ça c’est une question qui figure bien place, parce que c’est un patrimoine protégé de l’humanité et qui doit bénéficier d’une attention permanente et qu’au terme de ceci, il y a travail qui va être fait pour se rassurer qu’il y un travail qui est fait et que les activités économiques qui s’y développer autour doivent être restaurées.
De son côté, Marie Nyange a rappelé que lorsque nous sommes intervenus à Addis-Abeba et à New-York la semaine dernière, nous avons insisté sur la perte de la biodiversité due au déplacement des populations et nous avons qualifié cela de génocide. « Nous avons tenu le langage clair et il y a même des partenaires qui étaient venus nous encourager pour dire qu’il faut éviter l’hypocrisie. Vous voulez que l’on protège la biodiversité, mais vous laisser la Rdc se battre seule dans ce conflit du siècle qui entraine des milliers des morts et qu’aujourd’hui ça tue la biodiversité », a-t-elle fustigé. Il y a toute une convention qui a été signée par toutes les nations, et il est temps que vous puissiez vous impliquer pour que le déplacement des populations s’arrête. Ces déplacements ne peuvent s’arrêter qu’avec l’arrêt de la guerre.
La ministre est aussi revenue sur information selon laquelle, nous sommes en train de travailler sur les réformes au niveau du ministère. Il y a une réforme forestière qui est en train d’être élaborée. Dans le processus, tous les acteurs sont impliqués. Dernièrement, nous avons envoyé les missions en provinces pour consulter les provinces, de sorte que la politique forestière qui y sortira soit inclusive. C’est la même chose avec la révision du code forestier. Lorsqu’on l’a mis en place, la politique devait précéder le code. Nous sommes en train de travailler sur la révision du code forestier de manière participative. Ne laisser personne de côté parce que l’environnent nous concerne tous.



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