Le secrétaire d’Etat américain réaffirme l’engagement de son pays envers l’OTAN et appelle à une hausse du budget de la défense

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Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a réaffirmé l’engagement de Washington envers l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) lors de sa première réunion avec les ministres des Affaires étrangères des pays de l’alliance, tout en soulignant la nécessité d’un accroissement du budget de la défense en Europe.

« Le président Trump a clairement exprimé son soutien à l’OTAN. Nous resterons dans l’OTAN », a indiqué M. Rubio aux journalistes ce jeudi à Bruxelles. « La seule façon pour l’OTAN de devenir plus puissante et viable, c’est que nos partenaires, les Etats-nations qui composent cette alliance majeure, aient des capacités plus importantes ».

M. Rubio a déclaré qu’il espérait sortir de cette réunion avec une promesse claire de la part des alliés d’augmenter leurs dépenses en matière de défense à 5% de leur produit intérieur brut (PIB). Ce chiffre ferait plus que doubler l’objectif actuel de 2% de l’OTAN, un seuil que certains Etats membres n’ont pas encore atteint.

M. Rubio a reconnu que cet objectif proposé de 5% ne pourrait pas être réalisé « en une année ou deux », mais a affirmé que les Etats-Unis exigeaient aujourd’hui une véritable avancée de leurs alliés pour faire de l’OTAN une organisation plus forte capable de défendre ses territoires.

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a fait remarquer que l’Europe et le Canada avaient procédé aux plus fortes hausses de leur budget de défense depuis la Guerre froide, tout en se joignant à l’appel du secrétaire d’Etat américain à des efforts accrus.

En route pour la réunion, M. Rutte a estimé que les dépenses européennes et canadiennes en matière de défense devraient dépasser 3% de leur PIB pour répondre aux défis sécuritaires futurs.

Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.

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