« Les recettes vont baisser, mais il faut réfléchir pour améliorer les recettes et rationaliser les dépenses »
Devant la presse, le Gouverneur a reconnu que mécaniquement, le niveau des recettes en francs congolais va baisser, en dépit des obligations budgétaires, notamment les salaires en francs congolais. Mais cela va nous obliger à réfléchir sur ce que nous devons faire pour améliorer ces recettes et rationaliser nos dépenses. « Quand vous regarder le niveau de nos recettes, nous tournons autour de 12 ou 13% de notre PIB. Alors que la moyenne africaine est à 20%.
Nous avons aujourd’hui un PIB de 80 milliards projeté à 85 ou 100 milliards d’ici quelques années, ça veut dire que si nous arrivons à avoir une pression fiscale que nos pays voisins, nous serons aux alentours de 16 à 20 milliards en recettes propres sans appuis budgétaires de la Banque mondiale, de la BAD et d’autres partenaires bilatéraux », pense-t-il.
En 2024, note le n°1 de l’Institut d’émission, pour soutenir le pouvoir d’achat de la population, le gouvernement a eu à consentir des allègement fiscaux, pareil pour les prix des pétroles. Voilà des recettes qui étaient données, parce que le Franc était à un niveau. Maintenant que le Franc a repris, le gouvernement a une marge de manœuvres. Regardons les effets bénéfiques de cette appréciation par rapport au pouvoir d’achat des Congolais. Les Congolais ont perdu 40% de leur pouvoir d’achat à cause de la dépréciation en 2023. Du côté de dépense, s’il y a lieu de rationaliser, surtout d’investir pour qu’on ait encore plus de PIB. La réflexion doit être rigoureuse et regarder les choses de manière globale et scientifique.
