Les tourbières captent 4 fois le gaz que la forêt
Déjà à Addis-Abeba, dans la semaine africaine des forêts, nous avons fait un plaidoyer pour une justice climatique. « Nous avons démontré aux partenaires que la Rdc offre beaucoup à l’humanité et qu’en retour, elle ne reçoit pas des dividendes. Il fallait beaucoup travailler avec des partenaires en bilatérale et aujourd’hui, la mayonnaise commence à prendre. Parce que le même discours, nous l’avons tenu à New-York à Brasilia. Notre discours, c’est pour la justice climatique », explique la ministre.
Et d’ajouter que le financement qu’on promet pour l’adaptation, la résilience, qu’on puisse rétribuer à la Rdc ce qui lui est du. « Nous travaillons sur la nécessité pour les partenaires stratégiques d’impliquer la Rdc dans la gouvernance de tous les instruments financiers pour le financement du climat. C’est très important d’être sur la table où on décide. Et nous allons approfondir ce plaidoyer au niveau de la COP 30 pour obtenir le maximum de retour sur le financement du climat. A la COP 29, on a fait le même discours, on a eu des avancées. Cette fois-ci, on va accentuer ce plaidoyer-là », rappelle-t-elle.
Concernant les tourbières, elle a indiqué qu’elles apportent un plus grand résultat par rapport aux forêts en matière de séquestration de carbone. Les tourbières, c’est 4 fois ce que les forêts peuvent apporter. Les tourbières, c’est l’espace naturel qui a accumulé la biomasse, les feuilles d’arbres qui tombent pendant des millénaires et qui s’enfuient dans le sol, qui, accumulés pendant des années et qui restent intacts.
Dans certaines forêts, les feuilles mortes tombent et ça se transforment en terre. Ici, la spécificité des tourbières, les feuilles tombent, au lieu de se transformer en terre, ça s’accumule en biomasse et ça produit la possibilité de séquestre le carbone. Ce sont les études scientifiques qui ont prouvé que les tourbières captent 4 fois le gaz que la forêt.
