Logiquement, la guerre à l’Est devait s’arrêter le 15 avril 2023 ou le 4 décembre 2025 ! Bientôt, elle entre dans sa 5ème année !

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En jouant les prolongations, les belligérants confirment ce que tous les observateurs et analystes savent : cette guerre est en réalité une affaire d’ego… 

 

Bonne occasion d’arrêter la guerre en cours

*Pour rappel, la date du 4 décembre 2025 est celle de la signature de l’accord tripartite « RDC-RWANDA-USA » connu sous la dénomination « Cadre D’Intégration Économique Régionale » (CIER). Tandis que la date du 15 avril 2023 la revendication, par Paul Kagame en séjour au Bénin, des terres rwandaises intégrées à la RDC. Thèse que réfute la RDC convaincue du contraire, preuves matérielles à l’appui. Le chef de l’État rwandais a même dédouané Félix Tshisekedi et ses prédécesseurs en déclarant :_ »Concernant le M23, ce sont des Congolais mais qui ont un héritage rwandais. Les frontières qui ont été tracées durant la période coloniale ont découpé notre pays en plusieurs morceaux. Une grande partie du Rwanda a été laissée à l’extérieur dans l’est du Congo, dans le sud et l’ouest de l’Ouganda, etc. Nous avons des populations dans ces parties d’autres pays autres que le Rwanda qui ont des origines rwandaises. Maïs, ce ne sont pas des Rwandais ; ils sont citoyens de ces pays qui ont absorbé ces parties du Rwanda à l’époque coloniale. C’est un fait, un fait historique_ ». Bref, il a engagé dans la crise des Grands Lacs la responsabilité premieres des puissances ayant siégé à Berlin 1885. C’était là une bonne occasion d’arrêter la guerre en cours.*

Voies des affrontements qui s’enlisent de plus en plus

Il est de notoriété publique que lorsqu’on parle de *30 ans de crise armée à l’Est*, c’est par rapport successivement aux guerres de l’Afdl en *1996*, du Rcd et du Mlc en *1998*, des armées rwandaise et ougandaise à Kisangani en *2000*, de la mutinerie Mutebusi/Nkunda en *2004*, du Cndp en *2008*, du M22 en *2012* et du M23 en *2022*.

Toutes étaient des agressions avérées réalisant le même exploit côté Kinshasa : diviser la communauté nationale avec, d’une part, le soutien de l’Opposition politique aux agresseurs et, de l’autre, la dénonciation de la présence des troupes affaires étrangères sur le territoire national par le Pouvoir.

Lors de chacune de ces guerres impliquant le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda, l’Opposition congolaise prenait ouvertement fait et cause pour les pays agresseurs, et ce au grand dam des tenants du Pouvoir. Soupçonner l’Opposition actuelle de rouler pour le Rwanda via l’AFC-M23 relève de la logique revancharde, même si les preuves sont difficiles à établir.

Comme pour dire qu’il n’y a rien de nouveau sous les cieux du Congo Kinshasa.

L’essentiel est que du moment où Paul Kagame avouait publiquement le lien de cause à effet entre toutes les guerres parties du Kivu et la *question existentielle foncière*, les affrontements devraient carrément s’arrêter.

Il se présentait en exécutant ; les commanditaires étant ses parrains euro-américains.

Hélas ! Les protagonistes *congolais* ont choisi la voie des affrontements qui s’enlisent de plus en plus.

Joao Lourenço : Ce conflit n’a pas de sens

Or, l’enlisement, dans tous les conflits armés au monfe, devient du pain béni pour les affairistes. Une race qui vit de la guerre parce c’est son job, exactement comme Kitutu O’Leontwa a par les médias le sien, Fridolin Ambongo l’Eglise, Koffi Olomide la Musique, Chancel Mbemba le football, Lambert Mende la politique, Denis Mukwege la santé.

Le problème est que l’industrie et le commerce des armes deviennent *un piège* pour tout belligérant qui n’y prend garde. Des forces internes et externes font pression pour l’inciter à durcir davantage sa position au nom on ne sait trop de quel honneur. Cette race a même une « devise » : *_ »Faites la guerre pendant nous faisons des affaires »_*

C’est la population qui en fait les frais. 

Le plus grave est que dans le souci légitime de sauver la face, les belligérants en viennent à des initiatives du genre Processus de Doha et de Washington.

Pendant que le Gouvernement en escompte la sécurisation du peuple et de ses ressources naturelles, les cosignataires donnent plutôt priorité à celles-ci !

Le doute n’est pas permis. Normalement, avec la signature des Accords de Washington le 4 décembre 2025, la guerre devait cesser. Après tout, ces accords comprennent le *CIER* permettant à la RDC et au Rwanda la co-exploitation des ressources minières congolaises. De quoi rappeler les Accords économiques de Goma signés en juin 2021 entre Kinshasa et Kigali.

Hélas !, aujourd’hui, les deux Processus battent de l’aile.

Pire, a aussi du plomb dans l’aile le Processus de Luanda nouvelle formule censé réactiver un Dialogue national qui peine à démarrer.

Au final, ni paix issue de l’aveu de Paul Kagame en 2023, ni paix émanant des Processus de Washington et de Doha en 2025, ni paix provenant du Dialogue national au premier trimestre 2026, la suite des événements commence à inquiéter pour une guerre qui n’aurait jamais dû avoir lieu. Une guerre gratuite !

Le 4 décembre 2025, présent à Washington dans le cadre de la signature des Accords conclus, Joao Lourenço a eu le mot juste en déclarant : _ »Ce conflit n’a pas de sens !_ ».

En vérité, c’est une guerre des egos.

En vérité, c’est une guerre des egos. Celle qui enferme tout le monde dans une haine rentrée.

La preuve est qu’elle totalise bientôt 4 ans dans l’indifférence !

 

PROCHAINEMENT : _ »Trêve d’illusions : Washington pourrait lâcher Paul Kagame du Rwanda, mais jamais le Rwanda de Paul Kagame !_ »

 

Omer Nsongo die Lema

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