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Lors de la 24è conférence annuelle Jalsa Salana  : L’obligation des sacrifices financiers à la gloire d’Allah rappelée à la communauté Ahmaddiya 

Lors de la 24è conférence annuelle Jalsa Salana  : L’obligation des sacrifices financiers à la gloire d’Allah rappelée à la communauté Ahmaddiya 

La 24è conférence annuelle Jalsa Salana 2025 a vécu, dimanche 28 décembre à Kinshasa, sous le thème : « Sacrifice financier est le moyen d’atteindre la proximité d’Allah ».

La conférence placée sous la présidence du représentant légal de la Communauté musulmane Ahmaddiya au Congo (COMACO), Khalid Mahmood. L’occasion était de rappeler à ses fidèles Ahmadis l’obligation de faire des sacrifices financiers à Allah, en vue de bénéficier des bénédictions et se purifier.

La journée, riche d’enseignements, a été honorée de la présence d’autres grandes figures dont notamment le missionnaire Nkashama, le missionnaire Shahid Sahib du Congo Kinshasa, le missionnaire provincial de Kinshasa, Shahid Mahmood Khan. Ce dernier a détaillé les différents fonds mis en place (Chanda Ja’at) dans la communauté musulmane Ahmaddiya. Au travers desdits fonds, a-t-il expliqué, les fidèles peuvent agir en faisant des sacrifices financiers à Allah.

 

Quid de la Zakât 

 

Il a également fait allusion à la Zakât, un moyen s’accroissement de purification, de croissance, de bénédiction et de protection contre la pauvreté et toutes sortes d’afflictions, de soumission et d’obéissance à Allah.

Se référant à la loi islamique, il a rappelé que celle-ci recommandé à tout musulman de s’acquitter d’une aumone de 2,5% de son patrimoine (argent liquide, actions et autres biens négociables y compris les bijoux en or et en argent), detenu pendant une année complète. A condition, a-t-il insisté, que ce patrimoine dépasse le seuil d’imposition. Cette aumone est destinée à aider les pauvres et les nécessiteux, conformément au Coran et à l’enseignement du prophète (que la paix et la les bénédictions d’Allah soient sur lui). Il a fait comprendre que la Zakât n’est pas à confondre avec un impôt sur le revenu. La Zakat, a-t-il expliqué, est prélevée sur l’épargne. Au demeurant, cela est intégralement consacrée aux pauvres et aux nécessiteux. L’Islam prescrit la Zakât sur les biens et les propriétés susceptibles de croître et de prospérer et qui offrent des garanties sécuritaires avérées. Raison pour laquelle elle est calculée chaque année, période durant laquelle on a amplement d’occasions de dépenser. Ainsi, l’or, l’argent, les espèces sous toutes leurs formes, les stocks, les chèvres, les moutons et les bovins élevés en pâturage, ainsi que tous les produits de la terre sont soumis à la Zakât. Il a relevé une nuance selon laquelle la Zakât n’est pas due sur les terres, les maisons d’habitation, les produits de consommation courante : les fruits et les légumes ne sont pas imposables.

 

Sacrifices financiers à Allah : Quand des commerces prospèrent !

 

Le missionnaire Nkashama prenant la parole, a souligné l’importance de faire à Allah des sacrifices. Pour étayer ses propos, il s’est référé au Saint Coran, Sourate Al-baqar’a chapitre 2 : 262. Dans ce passage, en effet, Le Dieu Tout Puissant révèle ce qui suit :  » Ceux qui dépensent leurs biens pour la cause d’Allah, sont semblables à un grain de blé qui donne sept épis, chacun contenant cent grains. Allah multiplie encore cette sémence pour qui il veut. Allah est Généreux et Omniscient. Dans cet ordre idée, le missionnaire a évoqué des exemples éloquents des Ahmadis dans le monde. Tel le cas d’un habitant de Kinshasa, converti il y a peu. En effet, celui-ci a commencé à contribuer régulièrement dans le fonds de la Jama’at (Communauté) dès qu’il a compris l’importance des sacrifices financiers. Et l’intéressé de témoigner :  » Ma situation financière s’est améliorée par la suite. Auparavant, tous mes projets tombaient dans l’eau. Mais depuis que je contribue pour la cause d’Allah, j’ai été récipiendaire de grâces divines immenses. J’ai des vaches et mes revenus ont amplement été benis ».

Le missionnaire Shahid Sahib du Congo-Kinshasa a, pour sa part, relaté le récit d’une femme qui avait un petit commerce, et que la conjoncture difficile laissait augurer, au début de l’année, de maigres profits. Elle a donc payé sa contribution financière au début de l’année, se disant convaincue que « nul commerce avec Allah ne peut mener à la ruine ». Effectivement, son commerce a prospéré en dépit de la situation intenable du pays.

 

Des fonds créés grâce à la générosité des contribuables

 

«  »Honorez chacun de ces aspects et empressez-vous d’aider la vérité ! », a-t-on mobilisé. Pour que ce projet puisse fonctionner localement de manière continue, un groupe de personnes doit promettre de faire des dons mensuellement. Et cela, dans la mesure de leurs moyens respectifs. Celui à qui Dieu a conféré des moyens et un coeur généreux peut faire une donation forfaitaire en complément de ses mensualités.

L’assistance a été édifiée par l’évocation d’autres fonds existants : Chanda Jalsa Salana, Chanda Hissa Ahmad, Hissa Jaidad, Tahrik e Jadid, World e Jadid, Syedna Bilal Fund, Maryam Shadi Fund…

En plus de ces différents fonds, d’autres œuvres de charité existent, à l’instar d’Amanat Tarbiyyat, pour la télévision musulmane ahmadie. Il y a aussi la Sadaqa et la Zakât al- Fitr, versée lors de l’Aid al-Fitr destiné à aider les pauvres et les nécessiteux, et leur permettre de notamment participer à la joie des festivités de nouvel an.

Payne

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