Mwenga/Sud-Kivu : La société civile appelle à la libération des écoles occupées par des belligérants
Au cœur du territoire de Mwenga, au Sud-Kivu, l’éducation des enfants est suspendue à la violence des armes. La société civile Forces Vives lance un cri d’alerte, demandant aux parties belligérantes de libérer sans délai les infrastructures scolaires et sanitaires qu’elles occupent, afin de permettre la reprise des cours prévue ce mardi 06 janvier 2026.
Cette situation dramatique a été au centre d’une réunion tenue à Mwenga-centre, où les représentants des communautés locales ont exprimé leur inquiétude face à l’impact dévastateur des affrontements sur l’avenir des enfants. Selon Itobo Lungele, président de cette structure citoyenne, plusieurs écoles primaires se trouvent sous contrôle militaire ou sont transformées en postes de combat. Parmi elles : Itombwe, Mubeza et Kangola, en chefferie de Lwindi, ainsi que Kimino, Masasu et Basile, en chefferie de Wamuzimu.
« Ces écoles ne sont pas des champs de bataille », insiste Itobo Lungele. « Chaque jour où les enfants sont privés d’enseignement est un jour perdu pour leur avenir et pour celui de notre territoire. Il est urgent que ces lieux redeviennent des sanctuaires de savoir et de vie. »
Les infrastructures scolaires, pilier de l’éducation et du développement communautaire, subissent les contrecoups des violences armées. Les salles de classe endommagées, le matériel pédagogique détruit ou pillé, et le personnel enseignant menacé, aggravent la détresse des familles locales et retardent de manière significative la rentrée scolaire.
Face à cette urgence, la société civile appelle à une action immédiate et coordonnée des autorités et des acteurs humanitaires, afin que les enfants retrouvent le chemin de l’école dans un environnement sûr et propice à l’apprentissage.
Dans un territoire déjà fragilisé par les conflits, chaque jour de retard dans la reprise des cours est une menace supplémentaire pour l’avenir des jeunes générations. Mwenga, autrefois symbole de vie et d’espoir, voit son potentiel éducatif fragilisé par la guerre, et la société civile insiste : il est temps que cesse l’occupation des écoles et que la paix reprenne le dessus.
