Naufrage de Mai-Ndombe : Félix Tshisekedi exige des enquêtes pour trouver les causes de cet incident

0
IMG-20240613-WA0000

Le président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a exigé ce mercredi, une enquête sur les causes du naufrage d’une baleinière survenu mardi sur la rivière Kwa, dans la province du Maï-Ndombe, faisant plus de 80 morts, a-t-on appris de la Présidence.

«Le Président de la République exige qu’une enquête soit diligentée en vue d’élucider les véritables causes de cet incident malheureux et éviter qu’un tel désastre ne se reproduise à l’avenir », a-t-on lu sur le compte X de la Présidence.

Par la même occasion, le Chef de l’État a présenté ses condoléances aux familles ainsi qu’aux proches des victimes. Il a également instruit les autorités compétentes de prendre les mesures nécessaires pour venir en aide aux personnes touchées par cette catastrophe.

Il faut signaler que ce naufrage s’est produit vers 23 heures, non loin du village Lediba à près de 70 kilomètres de la cité de Mushie, chef-lieu du territoire portant le même nom, faisant état de plus de quatre-vingts personnes disparues et une centaine des rescapés. D’après le commissaire fluvial de Mushi, Ren Maker qui s’est rendu sur place pour s’enquérir de la situation, « il s’agit de la baleinière «la Sainteté» qui se rendait à Kinshasa. Cette baleinière s’est cassée après une panne de moteur », a-t-il expliqué.

Il a en outre signalé que la navigation nocturne figure parmi les causes principales de cet accident. « Ils naviguaient pendant la nuit. La cause, c’est la navigation nocturne. En arrivant à Lediba, ils ont connu une panne de moteur, à la suite de cette dernière, la baleinière s’est cognée à la bordure et elle s’est cassée », a-t-il précisé. « Cette embarcation avait quitté la cité de Mushie dans la soirée de lundi à destination de Kinshasa, transportant à son bord, plus de 270 passagers et des marchandises. Parmi ces passagers figuraient les habitants de la ville de Bandundu, de la cité de Mushi et d’autres », a renchéri Ren Maker.

Selon le commissaire fluvial de Mushie, au total 271 passagers étaient à bord de cette baleinière, 185 passagers sont sortis vivants et 86 disparus.

 

JL Makoyi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous avez peut-être raté

Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.