
La situation humanitaire dans l’est de la RDC continue de s’aggraver en raison de l’escalade de la violence. Les affrontements violents entre le M23 et les forces armées congolaises (FARDC) ont entraîné des déplacements massifs de population, la destruction des camps de personnes déplacées et une aggravation de la crise de la sécurité alimentaire.
L’insécurité persistante a également déclenché des troubles civils, des pillages et une perturbation des chaînes d’approvisionnement humanitaire.
L’accès limité à la nourriture, les prix élevés du marché et l’épuisement des stocks alimentaires exacerbent la faim. Plus de 3 millions de personnes ont été déplacées en 2024 seulement, ce qui a entraîné une crise alimentaire et de protection sans précédent.
La crise accroît le risque d’épidémies, notamment de Mpox (90 % des cas dans le monde), de choléra, de rougeole et de paludisme.
Les rapports font état d’une augmentation des violences sexuelles, du recrutement forcé dans les groupes armés et des attaques contre le personnel humanitaire.
Les réseaux d’eau, d’électricité et de communication ont été gravement touchés, les services essentiels étant coupés dans de nombreuses régions.
Le PAM travaille en étroite collaboration avec les agences des Nations unies, les ONG et les partenaires gouvernementaux pour répondre aux besoins immédiats et se préparer à une éventuelle intervention à grande échelle.