« Nous appelons à redoubler d’efforts, à renforcer la coordination entre les différentes initiatives et à maintenir une pression constante sur les parties qui persistent à violer leurs engagements » (M. Zenon Ngay Mukongo, représentant de la République démocratique du Congo)
Les vérifications sont en cours pour établir les circonstances exactes de la tragédie du 11 mars, survenue à Goma -ville sous contrôle du M23, appuyé par le Rwanda-, a commencé par dire le représentant de la République démocratique du Congo (RDC).
Les offensives du M23, soutenu par la Force de défense rwandaise (FDR), constituent une violation grave de la souveraineté et de l’intégrité terrorisme de son pays, a dénoncé le représentant en rappelant que le M23 occupe des localités congolaises en y établissant des administrations parallèles et en menaçant de nouvelles avancées militaires.
« Les conséquences pour la population civile sont dramatiques. »
À Goma et à Bukavu, et partout sur le territoire contrôlé par la FDR, l’espérance de vie des jeunes congolais est passée à 24 heures: « un véritable génocide, qui mérite d’être arrêté ».
M. Mukongo a appelé à la mise en œuvre intégrale, immédiate et sans condition de la résolution 2773, notamment par le retrait de la FDR des territoires de la RDC et la cessation immédiate des activités du M23.
Le représentant a aussi réaffirmé l’importance centrale de la MONUSCO comme pilier de la protection des civils et de la stabilisation.
« Nous restons pleinement engagés dans les processus de Washington et de Doha ainsi que dans l’ensemble des initiatives régionales et internationales visant à parvenir à une paix durable. »
Enfin, répondant au Rwanda, il a dit que les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), dont le Rwanda parle, sont des citoyens rwandais, qui se trouvent en majorité sur le territoire contrôlé par le Rwanda, dont l’est de la RDC. « Nous avons accepté de collaborer à cette activité pour apporter la paix chez nous. »
Sur l’exploitation des ressources naturelles, il a rappelé qu’il avait fallu à la RDC 30 ans pour convaincre ce Conseil que les minerais exportés par le Rwanda sont exploités sur le territoire de la RDC. « La vérité a fini par triompher. »
