Partenariat État–Église : la Première ministre honore l’investiture du représentant légal de l’Eglise de Réveil du Congo
Représentant le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a pris part, ce samedi, à la cérémonie d’investiture officielle du nouvel archevêque-président et représentant légal de l’Église de Réveil du Congo (ERC), Evariste Ejiba Yamampia.

La cérémonie s’est tenue au Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale, en présence de nombreux pasteurs des églises de réveil ainsi que des représentants d’autres confessions religieuses.
Élu le 6 février 2026 par les membres fondateurs, les membres effectifs et les sages de l’ERC, l’archevêque Evariste Ejiba a été choisi sur la base de critères d’âge, de compétence, d’ancienneté, de probité morale et de capacité intellectuelle.
Un mandat de cinq ans aux responsabilités étendues
Le nouveau représentant légal exercera un mandat statutaire de 5 ans. En tant qu’autorité hiérarchique épiscopale, il aura notamment la charge de la gestion juridique, administrative, des biens et des finances de l’ERC, ainsi que de la supervision spirituelle et éthique. Il assurera également l’interface entre l’Église et les institutions de l’État.

Evariste Ejiba Yamampia avait déjà assumé cette fonction à titre transitoire depuis 2023, après avoir succédé à Dodo Kamba, dans un contexte marqué par la volonté de refonder une organisation alors fragilisée.
Un message de paix, d’unité et de collaboration avec l’État
Bien que la RDC soit un État laïc, le Gouvernement entretient une collaboration soutenue avec les confessions religieuses. La présence de la Cheffe du Gouvernement à cette cérémonie est tout un symbole confirmant ces liens forts et étroits.
Dans son allocution, l’archevêque-président a appelé à la paix, à la réconciliation et à l’unité nationale.
« Nous avons œuvré pour faire de l’ERC un partenaire fiable, capable de dialoguer avec le Gouvernement ainsi qu’avec les institutions nationales et internationales. Fidèles à notre vocation prophétique et pastorale, nous mettons nos actions au service de la paix, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale », a-t-il déclaré.
La foi comme levier de stabilité
Cette rencontre a permis également à l’ERC de rappeler son attachement à l’unité nationale, mais aussi aux institutions de la République. Une preuve de plus pour illustrer que l’Eglise se tient aux côtés de l’Etat dans son combat pour la stabilité et l’unité du pays.
« Par nos actions pastorales et nos médiations discrètes, nous avons contribué à apaiser les tensions et à rappeler à chacun la nécessité d’une justice fondée sur la paix. Il est temps de privilégier l’essentiel, dans l’amour de Dieu » a souligné l’archevêque avant d’affirmer : « la véritable Église ne saurait s’opposer aux institutions de l’État établies. »
La présence de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka traduit également la volonté du Gouvernement à s’appuyer sur les confessions religieuses comme partenaires sociaux, notamment dans les secteurs comme l’éducation ou encore la santé, en conformité avec le quatrième pilier du Programme d’actions du Gouvernement 2024-2028.
Fondée en 1997 par quatorze pasteurs néo-charismatiques, l’Église de Réveil du Congo a obtenu sa personnalité juridique par l’arrêté ministériel n° 278/CAB/MIN/JeGS/2003 du 6 février 2003. Elle constitue aujourd’hui l’une des principales plateformes confessionnelles du pays.
L’article 22 de la Constitution de la République consacre la liberté de religion et de culte.
