Produits pétroliers: Ajustement de la structure des prix dans la zone Sud
Le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a tenu, le lundi 16 mars 2026, une réunion technique consacrée à la révision de la structure des prix des produits pétroliers terrestres dans la zone d’approvisionnement Sud, destinée aux sociétés minières et à leurs sous-traitants.
Cet exercice s’inscrit dans le contexte actuel du conflit entre l’Iran et les États-Unis et de son impact sur les prix des produits raffinés à l’international.
Cette situation a entraîné une hausse du prix du baril, passé de 62,5 USD à 103,5 USD entre janvier 2026 et mars 2026.
En effet, depuis les réformes des prix des produits pétroliers amorcées en juillet 2025, les sociétés minières et leurs sous-traitants sont exclus du bénéfice de la subvention pétrolière de l’État et s’approvisionnent désormais à la vérité des prix, contrairement au carburant destiné au marché domestique.
À l’issue de cette réunion technique, le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers a validé la nouvelle structure tarifaire de la zone Sud pour les sociétés minières et leurs sous-traitants.
Ainsi, le prix du gasoil à la pompe est passé de 1,70 USD à 2,43 USD le litre, tandis que celui de l’essence est passé de 1,60 USD à 2,08 USD le litre.
Le taux de change applicable est celui de la Banque centrale du Congo (BCC), en vigueur la veille du jour ouvrable de la mise à la consommation des carburants.
Il sied de noter que depuis 2025, les sociétés minières et leurs sous-traitants sont exclus du mécanisme de subvention publique. Contrairement au marché domestique, ils s’approvisionnent désormais à des prix alignés sur les conditions internationales.
Cette différenciation tarifaire s’inscrit dans une stratégie plus large visant à rationaliser les dépenses publiques et à cibler les subventions vers les consommateurs finaux, tout en renforçant la discipline budgétaire.
Pour les autorités, l’enjeu est de trouver un équilibre entre la préservation de l’attractivité du secteur et la nécessité de contenir les charges budgétaires liées aux subventions énergétiques.
La validation de cette nouvelle structure tarifaire s’inscrit dans la continuité des réformes engagées dont Mukoko Samba, Vice-Premier Ministre, ministre l’Économie nationale en est le boulon centralisateur. Cette mesure vise ainsi à instaurer davantage de transparence et de prévisibilité dans la formation des prix.
Notons que la réunion du CSPPP a réuni l’ensemble des acteurs du secteur, incluant les sociétés pétrolières, les institutions économiques et financières, ainsi que les principales administrations concernées.
Les sociétés pétrolières de la FEC Sud, United Petroleum, du groupe SIL, Mulykap, PMJ, Engen, Congo Oil, Global Oil et TotalEnergies, ainsi que SEP Congo.
Des représentants de la Présidence de la République, de la Primature, ainsi que des ministères des Hydrocarbures, des Finances et du Portefeuille, de la Direction générale des douanes et accises (DGDA) et de la Banque centrale du Congo (BCC) ont également pris part a cette rencontre.
Serge Ngindu
