Qui en veut à Pius Muabilu ?
La capitale de Nairobi au Kenya serait-elle en train de devenir un bastion propice pour l’émergence de toute opposition qui veut renverser politiquement ou par les armes le régime légitime installé en République démocratique du Congo ? C’est la question qu’il convient de se poser, d’autant plus qu’elle a servi de cadre à la naissance de Cap pour le changement (CACH) avec en tête Félix Tshisekedi, l’actuel président de la République et Vital Kamerhe, président démissionnaire de l’Assemblée nationale.
C’est toujours la même ville qui a été utilisée par Nangaa pour le lancement de l’Alliance Fleuve Congo, branche politique du M23. C’est encore Nairobi que Joseph Kabila, ancien président de la République condamné à mort a choisi pour regrouper des opposants dont une bonne partie est en exil dans le cadre d’un conclave des forces politiques et sociales sur l’avenir du pays. Et ce, dans le but d’écouter tout le monde et de dégager des pistes de solution.
Si tous les opposants sont identifiables et ont été aperçus sur différentes plateformes, pourquoi les criminels des réseaux sociaux s’attaquent-ils à Pius Muabilu, prétextant qu’il a été aperçu à Nairobi ? Et pourtant, tout le monde a vu Matata, Mvuemba, Kikuni, Diongo, … qui n’avaient pas l’air de se cacher. Et même les absents ont été cités, dont les plus emblématiques demeurent Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Martin Fayulu ou bien Delly Sesanga. Pourquoi alors en vouloir à Muabilu qui vaque calmement à ses activités parlementaires et champêtres à Kinshasa ?
Qu’est-ce qu’il ira chercher à Nairobi, lui qui a été précurseur de l’Union sacrée ? Ayant préféré se consacrer à son mandat à la chambre haute du Parlement, Pius Muabilu n’a plus l’âge des aventures pour se retrouver derrière une rébellion qui ne maîtrise aucune réalité sur le terrain. Sinon, qu’est-ce que Muabilu va chercher dans la rébellion qu’il n’a pas pu obtenir dans l’Union sacrée dont l’Autorité de référence n’est autre que le président Félix Tshisekedi avec qui il entretient de bonnes relations ! C’est vrai, attaquer Muabilu pour l’affaiblir politiquement est une chose, mais démontrer pourquoi il doit soutenir une rébellion en perte de vitesse et qui s’est livré aux tueries de paisibles citoyens, en est une autre.
En réalité, ce que les oiseaux de mauvaise augure et les gens de mauvaise foi cherchent, c’est de le discréditer vis-à-vis de l’opinion publique, mais surtout devant le chef de l’Etat. Ils voudraient faire voir que Muabilu est mécontent du fait qu’il a été remplacé au ministère de l’Urbanisme et Habitat. Que c’est faux ! Parce que Muabilu au moins a un bilan qu’il peut brandir avec fierté et ses actions posées pour combattre la corruption ou le bradage des biens de l’Etat du domaine privé doivent avoir réveillé les vieux démons de ceux qui pensent le lui faire payer. De grâce, que tous ses pourfendeurs le fassent, mais dans le respect des règles de l’art. Après son passage au ministère de l’Urbanisme et Habitat, Muabilu n’a jamais caché sa volonté de se mettre totalement au service de la République.
Muabilu, celui qui a opérationnalisé l’Agence Congolaise de Promotion Immobilière (ACOPRIM), le Guichet Unique de création des Entreprises (GUPEC) et le Fonds national de l’habitat (FONHB), se frotte les mains lorsqu’il voit toutes ces structures en train fonctionner à la grande satisfaction de tous et contribuent même au budget de l’Etat.
