Rapport 2025 de JED: Des chiffres en baisse, mais la censure en hausse 

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« Est de la Rdc : des crimes de guerre commis contre la presse », c’est le titre d’un nouveau rapport 2025 de Journaliste en danger (JED) qui a été présenté ca samedi au public. Ce rapport analyse la violation des droits de l’homme depuis le régime de Joseph Kabila jusqu’à celui de Félix Tshisekedi, tout en formulant des recommandations.

En effet, depuis quelques années, on note une tendance à la baisse des statistiques des différentes atteintes contre la presse; de moins en moins des journalistes arrêtés ou en prison à cause de leur travail ; et que la Nouvelle Loi sur la presse dite Loi Muyaya constitue une avancée majeure, ce qui, sans doute a permis à la RDC de gagner et de marquer quelques points précieux au dernier classement mondiale de RSF, en passant de la 154ème place en 2019, à la 123ème place en 2024.

Mais en même temps, indique le rapport, on assiste à une tendance inverse, celle de la montée de la Censure, par des multiples actions ou tentative de musellement de la presse.

Le retour en force ou la montée des cas de censure contre les journalistes et contre les médias constitue l’une des plus grandes menaces pour la liberté d’expression et pour la démocratie dans notre pays, a en croire le rapport de JED.

Dans ce Rapport, nous disons que : « La situation sécuritaire fragile, notamment en raison des conflits armés persistant à l’Est du pays, ne doit pas servir de prétexte aux autorités pour entraver le travail normal de la presse et imposer un régime de censure sur les médias ».

Dans un autre chapitre, le rapport constate que sous le régime Kabila qui a régné pendant 18 ans de pouvoir, la situation de la liberté de la presse en RDC était encore parmi les plus déplorables de l’Afrique subsaharienne ; le pays est demeuré au bas du Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters Sans Frontières. En 2017 et en 2018, la RDC y occupait la 154ème place sur 180 pays alignés, soit son rang le plus bas. Violences, intimidations et arrestations arbitraires sont parmi les principaux traits caractéristiques de l’environnement hostile dans lequel évoluaient les journalistes.

La petite détente d’attaques contre la presse observée quelques mois après la prise du pouvoir, en janvier 2019, du Président Tshisekedi , notamment, la réouverture des médias proches de l’opposition qui étaient fermés au Katanga, ainsi que le rétablissement du signal de la radio France Internationale (RFI) qui était brouillé pendant plusieurs semaines, et le rétablissement du réseau internet après 21 jours de coupure ; n’étaient que des trompe-l’œil dans la mesure où aucun acte concret n’avait été posé par les nouvelles autorités dans le but de promouvoir la liberté de la presse ou de renforcer la sécurité ou la protection des journalistes, note le rapport 2025 de JED.

JMNK

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