
Pour cette fin de semaine, nous vous présentons les principaux faits qui ont dominé l’actualité en République démocratique du Congo. Il s’agira d’aborder cette actualité sur le plan politique, économique et social telle qu’analysée par la presse congolaise (écrite, en ligne, TV et réseaux sociaux) parue ce vendredi 7 février 2025.
SUR LE PLAN POLITIQUE
Commençons par le quotidien Le Phare qui titre : « Goma sous la terreur : les criminels RDF/M23 imposent un meeting sous la menace des fouets ». Ce matin (hier jeudi), les rues de Goma ont été le théâtre d’une sinistre mascarade. Les criminels du RDF et du M23, agissant comme exécutants d’un régime de terreur, ont parcouru les avenues, forçant la population à se rendre au stade pour un meeting orchestré par Nangaa. Leur message était clair et glaçant : quiconque oserait s’absenter subirait 100 coups de fouet. Une menace qui résonne comme un écho des pires heures de l’oppression.
Cette information est reprise par Forum des As qui écrit : « Goma : bastonnade publique, la sanction imposée aux absents du meeting du M23 ». Sous menace, des coups de fouet au ventre ont été promis à tout contrevenant et, la peur au ventre, hommes, femmes et jeunes ont pris dès l’aube, malgré eux, la direction du stade de l’unité.
Le même journal titre : « Kagame : crimes et mensonges ». Ce journal constate que face aux preuves accablantes des massacres perpétrés par le RDF, le régime de Paul Kagame déploie une campagne de manipulation médiatique sans précédent. Des vidéos incitant à la haine ethnique sont diffusés pour victimiser une certaine communauté et créer un écran de fumée. Cette diversion permet à Paul Kagame d’éviter les questions sur les crimes de guerre commis sous son commandement en plus des pillages économiques documentés.
Toujours au sujet de la situation à l’Est du pays, Econews écrit : « Après la chute de Goma : Protéger Bukavu pour éviter une nouvelle humiliation ». Après la chute de Goma, désormais sous le contrôle des terroristes du M23, la menace se rapproche dangereusement de Bukavu, capitale du Sud-Kivu. Les nouvelles du front sont alarmantes : le M23 a déjà pris Nyabibwe et progresse vers Katana, aux portes de Bukavu. Face à cette situation critique, Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale a lancé mercredi un appel urgent à la mobilisation. L’heure est à l’action, alors que le spectre d’une nouvelle humiliation place sur la Rdc.
Au sujet du sommet SADC-EAC prévu demain samedi en Tanzanie, Le tri-hebdomadaire Le Quotidien titre : « Après les vérités de Uhuru Kenyata : Le processus de Nairobi au point mort ! ». Le Facilitateur Kenyata est convaincu que les processus de Nairobi et de Luanda offrent la meilleure opportunité de résolution et de sortie de crise dans l’Est de la Rdc. Ces deux initiatives sont complément aires et indépendantes.
Le même Journal informe sur : « Situation des droits de l’homme dans l’Est de la Rdc : Le conseil des droits de l’homme en session extraordinaire ce vendredi 7 février ». Le Journal cite M. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et médias, porte-parole du Gouvernement qui séjourne en Suisse, parce que la Rdc a demandé et obtenu une réunion spéciale du conseil des Nations unies pour les droits de l’homme, pour faire le point de la situation que la population vit à Goma depuis plusieurs jours marquée par l’entrée des troupes rwandaises. A leur arrivée, dit-il, ils ont bombardé les camps de déplacés, ont tué des populations civiles, se sont attaqués au personnel de la Monusco en le tuant, ont tué le personnel de SAMIRDC. Pour le porte-parole du Gouvernement, tous ces crimes ont été commis dans un contexte où ils ont privé la population d’eau et d’électricité, où la population ne voit pas ses droits élémentaires respectés. Il était de notre droit de venir ici pour discuter du sujet avec toutes les conséquences qu’il y a sur les droits de l’homme en Rdc, avec le besoin d‘avoir un mécanisme qui nous permettra d’envoyer des enquêteurs sur place et être en mesure de faire le bilan, parce qu’aujourd’hui nous parlons de plus de 3.000 morts.
Sur le même chapitre, Forum des As écrit : « Rdc : réunion extraordinaire ce vendredi du Conseil des droits de l’homme de l’ONU ». Kinshasa plaide pour la mise en place d’un mécanisme indépendant d’enquête sur les crimes commis à Goma.
A ce sujet, Infos27 titre : « Devant la presse internationale à Genève, en marge de la CDH : Kinshasa plaide pour un mécanisme indépendant d’enquête sur les crimes commis à Goma ». En première ligne de front médiatique face à l’agression rwandaise en Rdc, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya a, depuis Genève en Suisse, où il s’est exprimé, jeudi 6 février, devant la presse internationale accréditée aux Nations Unies, dénoncé avec force l’occupation illégale de Goma, chef-lieu de ma province du Nord-Kivu, dans l’Est de la Rdc, par des troupes rwandaises et les atrocités commises contre la population civile. A la veille de la session extraordinaire du Conseil des droits de l’homme de l’ONU suite à la demande congolaise, le porte-parole du gouvernement de la Rdc a rappelé que Kinshasa ne cédera ni sur la vérité ni sur la justice…
SUR LE PLAN ECONOMIQUE
Dans ce chapitre, AfricaNews titre : « Gouvernement et IGF s’organisent pour rationaliser les dépenses publiques face à l’effort de guerre : Belligérance, Suminwa et Alingete renforcent les verrous financiers ». Alors que le président de la République a engagé le Gouvernement à prendre des mesures rigoureuses de réduction du train de vie des institutions publiques, la Cheffe du gouvernement n’a pas voulu perdre le temps. Elle a estimé important d’associer à ce devoir d’assainissement l’IGF avec pour objectif de renforcer les verrous financiers.
La même information est exploitée par ECONEWS qui mentionne : « Maximisation des recettes et rationalisation des dépenses : Judith Suminwa fait appel à Jules Alingete ». Face aux impératifs sécuritaires et budgétaires, le Gouvernement renforce le contrôle de ses finances publiques. Pour assurer la mobilisation des recettes et rationaliser les dépenses, la Première ministre Judith Suminwa a sollicité l’expertise de l’Inspection générale des finances, dirigée par Jules Alingete.
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