
Dans les lignes qui suivent, nous allons vous présenter l’actualité politique et économique du jour. Sur le plan politique, nous allons mettre un accent particulier sur la visite du chef de l’Etat en Angola, les révélations faites par les ministres des Mines, de la Communication et médias sur le mobile caché de la guerre. Sur le plan économique, l’ODEP qui est une Asbl exige une enquête sur l’utilisation des 3,8 milliards Usd alloués à l’effort de guerre.
SITUATION POLITIQUE
Commençons par ECONEWS qui titre : « Lâché par Ndayishimiye, Tshisekedi se tourne vers Lourenço ». Dans un contexte régional marqué par de vives tensions, le président Félix Tshisekedi s’est rendu discrètement mardi à Luanda pour une réunion de travail avec son homologue angolais Joao Lourenço. Ce déplacement intervient alors que la Rdc voit le retrait des troupes burundaises et que le processus de médiation de Luanda se retrouve sans chef de file. Tandis que Denis Sassou N’Guesso propose sa médiation, l’Angola semble encore jouer un rôle dans la gestion de la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la Rdc.
De son côté, La PROSPERITE écrit : « Guerre dans l’Est de la Rdc, Union Africaine : Félix Tshisekedi place Joao Lourenço devant ses responsabilités ». Ce mardi 18 février 2025, le président de la Rdc, Félix-Antoine Tshisekedi a effectué une visite de travail à Luanda, en Angola, où il a rencontré son homologue angolais Joas Lourenço, tout nouveau président en exercice de l’Union Africaine. Au cœur de leur entretien, ils ont consacré du temps à la crise sécuritaire qui sévit dans l’Est de la Rdc, suite à la guerre imposée par le Rwanda et ses supplétifs du M23 et de l’Alliance Fleuve Congo de Corneille Nangaa. Ce déplacement du chef de l’Etat intervient à un moment sensible marqué par la chute de Bukavu, province du Sud-Kivu, et l’occupation depuis plusieurs jours de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu.
Dans un autre sujet, AFRICANEWS note que : « Le ministre Kizito entreprend de briser les chaines d’approvisionnement illégales des minerais du Nord et Sud-Kivu en partance vers le Rwanda : Tous les sites miniers de Rubaya et Nyabibwe passent au rouge ». Aux termes de l’Arrêté du 29 octobre 2015, les sites miniers de la Rdc sont classifiés suivant trois couleurs : vert, jaune et rouge. Un passage au rouge est décidé lorsque la situation administrative, sécuritaire et sociale n’est absolument pas satisfaisante. Cette insatisfaction peut être due à la présence d’enfants mineurs de moins de 15 ans, de femmes enceintes, d’éléments des forces de sécurité incontrôlés et des groupes armés étatiques dans la mine s’adonnant aux activités d’exploitation et de commercialisation des minerais dans le site.
« Pillage des minerais : Muyaya et Kizito déballent Paul Kagame », écrit FORUM DES AS, qui informe que le gouvernement congolais, via les ministres des Mines et de la Communication et Médias a étalé le processus de pillages des minerais congolais mis en place par le Rwanda. C’était au cours d’un briefing spécial presse co-animé hier mardi 18 février, par ces deux membres de l’Exécutif national sous le thème : « Pillage des ressources minières de la Rdc, les raisons de la guerre d’agression rwandaise ».
Sur le même thème, Le QUOTIDIEN explique que la guerre d’agression imposée à la Rdc n’est qu’un moyen utilisé par le Rwanda pour continuer à piller les ressources naturelles de ce pays. Et pourtant, le Gouvernement congolais a mis en place une stratégie pour la maitrise de l’exploitation et l’exportation de l’or dans l’Est de la Rdc. Ici, l’accent est mis sur la lutte contre la fraude et la contrebande, l’implantation de la société DRC GOLD TRADING dans quelques provinces, l’assoupissement du régime fiscal, l’implantation de la raffinerie et la signature d’un mémorandum d’entente avec l’Union Européenne. C’est tout ceci qui a provoqué la colère de Kagame, obligé de faire la guerre à la Rdc pour continuer à s’approvisionner par des voies malhonnêtes.
Pour sa part, LE PHARE écrit : « Pillage des minerais par le Rwanda : source de la guerre d’agression ». C’est cette exploitation illicite qui est à la base des ressources économiques du Rwanda, telle est la raison de la guerre de l’Est de la Rdc. Le régime du Rwanda se sent menacé par les actions qui ont déjà été prises jusqu’à ce jour.
C’est ce qui pousse LA PROSPERITE à titrer : « Nord et Sud-Kivu : le Gouvernement réitère sa détermination à rétablir la paix et l’autorité de l’Etat ! ». Face à la menace continue de l’agression de l’armée rwandaise, marquée par l’occupation brutale de Goma, province du Nord-Kivu, et de Bukavu, au Sud-Kivu, le Gouvernement maintient ses stratégies pour rétablir la paix, la stabilité et l’autorité de l’Etat. Sur plusieurs fronts, le Gouvernement de la République multiplie des efforts pour arriver, effectivement à vider le Rwanda de tout prétexte qui, justement alimente son activisme dans la partie Est de la Rdc.
SUR LE PLAN ECONOMIQUE
LA PROSPERITE titre : « Rencontre avec le conseil d’administration de l’ANAPI : Rdc, Guylain Nyembo s’engage pour un climat des affaires favorables ». Le Gouvernement congolais, à travers le ministre du Plan, s’est engagé à multiplier les mécanismes d’attraction des investissements. Et ce, surtout que l’un des défis majeures identifiés est la perception négative de la Rdc en raison des conflits armés.
Sur le même sujet, FORUM DES AS note : « Climat des affaires : le VPM Guylain Nyembo et l’ANAPI déterminés à rassurer les investisseurs ». Lors des discussions, plusieurs points ont été abordés, notamment l’importance de promouvoir un climat des affaires favorable et de consolider les réformes déjà entreprises.
Changeons de thématique avec ECONEW qui écrit : « L’ODEP exige une enquête sur l’utilisation des 3,8 milliards Usd alloués à l’effort de guerre ». L’observatoire de la dépense publique (ODEP) alerte sur l’opacité entourant l’utilisation des 3,8 milliards USD alloués par le gouvernement congolais à l’effort de guerre. Face à l’absence de traçabilité de ces fonds, l’organisation réclame l’ouverture d’une enquête afin d’établir les responsabilités et garantir la transparence dans la gestion des finances publique et cette période de crise sanitaire.
CELLULE DE COMMUNICATION ACOPRIM