
À l’aube d’un nouveau millénaire, le Cameroun inscrit son nom en lettres d’or avec un troisième sacre continental en 2000, une victoire qui annonce la naissance d’une génération mythique. « On ne nous attendait pas », confie Rigobert Song, rappelant la détermination et la solidarité qui animaient les Lions Indomptables.
Une CAN marquée par la détermination
Dès la phase de groupes, les Lions montrent qu’ils sont là pour gagner. Une victoire face au Ghana (1-0), un nul contre la Côte d’Ivoire (0-0) et une courte victoire sur le Togo (1-0) assurent leur qualification pour les quarts. Song insiste sur l’état d’esprit du groupe : « On avait peur de rien, on savait qu’on était les meilleurs. »
En quarts de finale, le Cameroun domine l’Algérie (2-1). « Ce n’était pas facile, mais on ne lâchait jamais », se souvient-il. Contre la Tunisie en demi-finale, les Lions déroulent (3-0), avec un duo M’Boma-Eto’o irrésistible. « Patrick et Samuel, c’était la combinaison parfaite », souligne Song.
Une finale épique face au Nigeria
La finale contre le Nigeria est un match d’anthologie. « On démarre en trombe », raconte Song. M’Boma et Eto’o frappent rapidement, mais les Super Eagles reviennent au score (2-2). « On savait qu’on devait rester solides, c’est là que notre caractère a fait la différence », explique le capitaine.
La séance de tirs au but scelle le destin des Lions Indomptables. « J’ai pris mes responsabilités », dit Song, qui transforme son tir avec autorité. Alioum Boukar sort un arrêt décisif, et le Cameroun décroche le titre. « C’était un moment inoubliable », conclut Song, ému.
Une dynastie en marche
Avec ce titre, le Cameroun s’impose comme la nation dominante du football africain. Song rend hommage à ses coéquipiers : « Marc-Vivien Foé, c’était un leader, il nous manque encore aujourd’hui. » Quant à Samuel Eto’o, il deviendra une légende mondiale. « Il n’avait que 18 ans, mais on savait déjà qu’il était spécial. »
Cette CAN 2000 ne fut pas seulement une victoire, mais le début d’un âge d’or.