Risques croissants de stabilité financière

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Les risques de stabilité financière mondiale se sont accrus en raison du resserrement des conditions, de l’incertitude commerciale et des vulnérabilités des marchés de capitaux, des institutions et de la dette souveraine.

Les risques de stabilité financière mondiale se sont considérablement accrus au cours de cette période Rapport annuel, en grande partie à cause du resserrement des conditions financières mondiales et de l’incertitude accrue en matière de politique commerciale.

Les recherches du FMI ont identifié un certain nombre de vulnérabilités clés du système financier : la concentration croissante des marchés de capitaux et l’éventuelle surévaluation des actifs, les institutions financières à fort effet de levier et leurs liens avec les systèmes bancaires ; les risques de turbulences sur les marchés et les défis liés à la viabilité de la dette pour les États souverains très endettés.

Les États-Unis représentent près de 55 pour cent du marché mondial des actions, contre 30 pour cent il y a vingt ans. Malgré la récente volatilité des marchés, les valorisations de certains actifs restent tendues. Si les conditions économiques se détériorent, en particulier dans un contexte d’incertitude politique persistante et de données macroéconomiques décevantes, ces évaluations pourraient subir de nouvelles corrections brutales et soudaines.

Les institutions financières, certaines fortement endettées, pourraient être mises à rude épreuve par la volatilité des marchés. Au cours des dernières années, les secteurs des hedge funds et de la gestion d’actifs se sont développés et sont devenus de plus en plus exploités. De plus, ces institutions sont devenues plus imbriquées dans le secteur bancaire auprès duquel elles empruntent. Cela soulève la possibilité que des intermédiaires financiers non bancaires faiblement gérés puissent être poussés vers une liquidation, déclenchant potentiellement une volatilité plus large du marché, avec des implications pour le système financier dans son ensemble.

De nouvelles turbulences pourraient également avoir pour effet de relever les primes de risque souverain. Il s’agit d’une menace particulière pour les pays où les niveaux d’endettement public sont élevés, avec une marge de manœuvre budgétaire ou des réserves de change limitées. Des niveaux de dette souveraine limités pourraient créer des chocs transfrontaliers grâce aux liens commerciaux et financiers.

Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.

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