Sud-Kivu : À Miti, la société civile sonne l’alarme pour sauver le Parc national de Kahuzi-Biega
La société civile, forces vives de Miti, hausse le ton face aux menaces grandissantes qui pèsent sur le Parc national de Kahuzi-Biega, joyau écologique du Sud-Kivu et patrimoine mondial de l’humanité. Dans un appel pressant, cette structure citoyenne interpelle les autorités et la communauté nationale sur l’urgence de protéger ce sanctuaire naturel aujourd’hui fragilisé par des pratiques destructrices.
Au cœur de cette alerte, la dénonciation ferme de l’exploitation illégale des ressources naturelles, du braconnage systématique, de la déforestation incontrôlée et de l’occupation du parc par des groupes armés. Autant de fléaux qui, selon la société civile de Miti, menacent directement l’intégrité écologique et la survie même de cet espace protégé, au mépris des lois nationales et des engagements internationaux de la RDC.
Raymond Buralike, président de la société civile forces vives de Miti, rappelle avec gravité que le Parc national de Kahuzi-Biega ne saurait être réduit à une simple étendue forestière. « C’est un sanctuaire de biodiversité, un refuge vital pour des espèces endémiques et menacées, mais aussi un pilier majeur de la régulation climatique régionale et mondiale », souligne-t-il.
Face à cette situation jugée critique, la société civile appelle à l’arrêt immédiat de toutes les activités illicites à l’intérieur du parc et exhorte l’État à assumer pleinement son rôle régalien. Elle plaide pour le renforcement des mécanismes de protection, la sécurisation effective du site et l’implication des communautés locales dans une gestion responsable et durable.
Au-delà d’un simple plaidoyer, cet appel résonne comme un cri d’alarme. Sauver le Parc national de Kahuzi-Biega, c’est préserver un héritage naturel inestimable, protéger le climat et garantir aux générations futures le droit de vivre dans un environnement sain. Le temps n’est plus aux discours, mais à l’action.
