Sud-Kivu : des femmes déplacées multiplient les activités de survie face à la crise
Dans plusieurs localités du Sud-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo, des femmes déplacées tentent de subvenir aux besoins essentiels de leurs familles dans un contexte marqué par l’insécurité et la perte des moyens de subsistance.
À Kamanyola, petite agglomération commerciale située dans la plaine de la Ruzizi, certaines femmes se sont tournées vers de petites activités génératrices de revenus, notamment le petit commerce et la manutention de marchandises dans les marchés locaux.
Dans le territoire de Kalehe, particulièrement dans les zones rurales des plateaux, des femmes déplacées expliquent avoir perdu leurs champs et leurs sources habituelles de revenus à la suite des violences armées qui affectent l’est du pays.
Pour survivre, plusieurs d’entre elles transportent des marchandises pour des commerçants ou travaillent comme journalières dans les champs appartenant à des particuliers. Ces activités sont observées notamment sur certains axes commerciaux reliant les localités rurales de Kalehe.
« Nous travaillons toute la journée dans les champs pour gagner parfois jusqu’à 2000 francs congolais », explique une femme déplacée rencontrée dans la zone, évoquant les difficultés à se procurer des produits de base comme la nourriture, le sel ou le savon.
Face à cette précarité, ces femmes appellent les organisations humanitaires et les autorités locales à renforcer l’assistance aux ménages déplacés, notamment par des programmes de soutien aux moyens de subsistance et d’accompagnement psychosocial.
Les organisations humanitaires présentes dans l’est de la RDC alertent régulièrement sur la vulnérabilité économique des populations déplacées, en particulier des femmes, souvent en première ligne pour assurer la survie quotidienne de leurs familles.
