Sud-Kivu : des rumeurs sur des disparitions d’organes inquiètent, la société civile demande des enquêtes
Depuis plusieurs jours, des rumeurs faisant état de supposées disparitions d’organes génitaux circulent dans plusieurs localités de la province du Sud-Kivu, suscitant inquiétude et confusion au sein de la population.
À ce stade, aucune autorité judiciaire, médicale ou administrative n’a confirmé officiellement l’existence de tels cas, et plusieurs sources locales appellent à la prudence face à la propagation d’informations non vérifiées.
Selon des témoignages relayés sur les réseaux sociaux et dans certaines communautés, des incidents auraient été signalés notamment dans les territoires de Fizi, Shabunda et Mwenga, ainsi que dans la ville de Bukavu.
Toutefois, aucune enquête officielle n’a pour l’instant établi l’existence de mutilations réelles, et les autorités locales n’ont pas publié de rapport confirmant ces accusations.
À Baraka, dans le territoire de Fizi, des organisations de la société civile ont signalé des actes de justice populaire liés à ces rumeurs. Selon leurs déclarations, deux personnes auraient été tuées par des habitants après avoir été accusées d’être impliquées dans ces faits. Ces informations n’ont pas encore été confirmées par la police ou la justice, mais elles illustrent les risques de violence liés à la diffusion d’informations non vérifiées.
Des acteurs de la société civile appellent les autorités provinciales et les services de sécurité à ouvrir des enquêtes afin d’établir la vérité et de rassurer la population.
L’organisation insiste sur la nécessité d’éviter toute stigmatisation ou accusation sans preuve, rappelant que des rumeurs similaires ont déjà provoqué des tensions sociales dans certaines régions du pays.
Plusieurs acteurs communautaires invitent également les habitants à faire preuve de retenue et à privilégier les voies légales en cas de soupçon. Ils mettent en garde contre les conséquences graves de la justice populaire, qui peut entraîner des pertes en vies humaines et aggraver l’insécurité dans la province.
En attendant les résultats d’éventuelles enquêtes officielles, les autorités et la société civile appellent à la vigilance face aux informations circulant sur les réseaux sociaux et rappellent que seules des vérifications indépendantes permettent d’établir les faits.
