Sud-Kivu : face aux discours de haine, l’appel pressant à la protection des droits humains
Dans un contexte marqué par de fortes tensions sociales, le Parlement citoyen pour la démocratie et la bonne gouvernance appelle la population du Sud-Kivu au calme et à la vigilance. L’organisation s’inquiète de la circulation massive, sur les réseaux sociaux, de messages de haine et de stigmatisation visant plusieurs acteurs accusés, souvent sans preuve, de collaboration avec l’AFC/M23. Une dérive dangereuse pour les droits humains et la cohésion sociale.
Selon cette structure citoyenne, ces discours exposent les personnes ciblées à des risques graves d’atteintes à leur dignité, à leur sécurité et à leur droit fondamental à la présomption d’innocence. « Accuser publiquement sans fondement, c’est déjà une forme de violence », prévient son président, Amani Lwamba, qui dénonce une banalisation des violations des droits humains à travers le numérique.
Le Parlement citoyen souligne que la liberté d’expression ne peut en aucun cas justifier l’incitation à la haine, à l’exclusion ou à la vengeance populaire. « Les réseaux sociaux ne doivent pas devenir des tribunaux publics », insiste Amani Lwamba, rappelant que le respect des droits humains commence par la responsabilité dans la parole et le refus de la diffamation.
Pour les défenseurs des droits humains, ces campagnes d’accusations fragilisent l’État de droit et créent un climat de peur généralisée. Des citoyens craignent désormais d’être injustement désignés, isolés ou persécutés sur la base de simples rumeurs. « Aujourd’hui, un message viral peut briser une vie », alerte un acteur de la société civile, appelant à la retenue collective.
Le Parlement citoyen exhorte ainsi la population à vérifier les informations, à rejeter les messages de haine et à privilégier les voies légales. « La justice ne se rend pas sur Facebook ou WhatsApp », rappelle Amani Lwamba. Pour lui, la protection des droits humains passe par le calme, la vigilance et le respect mutuel, conditions essentielles pour préserver la paix sociale au Sud-Kivu.
