Sud-Kivu : la société civile appelle au retour des réfugiés congolais bloqués au Burundi

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Le collectif des organisations de la société civile du Sud-Kivu pour la paix tire la sonnette d’alarme sur la situation jugée critique des réfugiés congolais actuellement cantonnés au Burundi. Face à la persistance des risques humanitaires, ce collectif appelle au retour rapide et encadré de ces compatriotes en République démocratique du Congo, estimant que leur maintien prolongé dans les sites d’accueil expose des milliers de vies à un danger croissant.

S’exprimant au nom du collectif, Hippocrate Marume dresse un tableau sombre des conditions de vie des réfugiés. Il évoque une crise humanitaire silencieuse, marquée par des manques criants et une vulnérabilité extrême. « Les risques sont toujours là. Nous craignons que le nombre de décès ne continue d’augmenter, au-delà des cinquante morts déjà enregistrés récemment », alerte-t-il avec gravité.

Selon le collectif, les réfugiés congolais font face à une absence quasi totale de services sociaux de base. L’accès à l’eau potable reste très limité, exposant les populations aux maladies hydriques. L’électricité est inexistante, plongeant les sites dans l’insécurité, tandis que les structures de santé sont insuffisantes pour répondre aux besoins urgents, notamment des enfants, des femmes enceintes et des personnes âgées.

La situation alimentaire est tout aussi préoccupante. Le manque de nourriture accentue la malnutrition et affaiblit davantage des populations déjà éprouvées par l’exil. « Ces hommes, ces femmes et ces enfants vivent dans une précarité qui met en péril leur dignité et leur survie », dénonce Hippocrate Marume, appelant à une réponse humanitaire plus humaine et plus durable.

Pour le collectif des organisations de la société civile du Sud-Kivu pour la paix, le retour en RDC apparaît comme une option nécessaire, à condition qu’il soit volontaire, sécurisé et accompagné de mesures de réinsertion. Il exhorte les autorités congolaises, les gouvernements partenaires ainsi que les agences humanitaires internationales à prendre leurs responsabilités afin d’éviter une tragédie humanitaire de plus grande ampleur.

Alors que l’angoisse grandit dans les camps de réfugiés au Burundi, la société civile insiste : chaque jour d’inaction peut coûter des vies. Pour elle, il est urgent de replacer l’humain au cœur des décisions et d’offrir aux réfugiés congolais une perspective de retour digne et sécurisé dans leur pays.

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