Sud-Kivu : Uvira se relève pas à pas après la tempête sécuritaire

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Après des jours d’incertitude et de tensions, la ville d’Uvira amorce lentement un retour à la normale. Dans plusieurs quartiers, la vie quotidienne reprend des couleurs : boutiques rouvertes, marchés animés et circulation routière redevenue relativement fluide témoignent d’un apaisement progressif de la situation sécuritaire.

Sur le plan éducatif, la reprise reste timide et inégale. Si certaines écoles privées ont rouvert leurs portes et accueilli à nouveau les élèves, les établissements publics, eux, demeurent fermés, dans l’attente de conditions jugées plus sûres par les autorités compétentes.

Les services de l’État, en revanche, peinent encore à redémarrer. De nombreux bureaux administratifs, durement touchés par les pillages survenus lors des troubles, n’ont pas rouvert. Bien que le gouverneur de province et le maire de la ville aient regagné Uvira, ils ne sont pas encore installés dans leurs locaux officiels, eux aussi endommagés.

Au niveau frontalier, la situation reste verrouillée. La frontière avec le Burundi demeure fermée, même si quelques passages exceptionnels ont été accordés à des officiels, alimentant l’espoir d’une réouverture prochaine.

Côté transports, la reprise se fait avec prudence. La ligne Uvira–Fizi recommence à fonctionner timidement, tandis que l’axe reliant la ville à la plaine de la Ruzizi a été momentanément interrompu par les Wazalendo, compliquant les déplacements et l’approvisionnement.

Malgré ces défis persistants, les services essentiels tiennent bon. Les hôpitaux et les églises poursuivent leurs activités normales, offrant soins, soutien et réconfort à une population éprouvée mais résiliente. À Uvira, la reconstruction du quotidien est en marche, lente mais déterminée, portée par l’espoir d’un retour durable à la stabilité.

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