Sur Le VIF Administration des sports et Loisirs: Je me souviens du SG Barthélémy Okito Oleka
En ma qualité de journaliste ayant accompli aujourd’hui 35 ans de carrière et de pratique journalistique, j’ai côtoyé de nombreux dirigeants, encadreurs sportifs et personnalités de divers domaines. Je puis témoigner concernant le Secrétaire Général aux sports, que M. Barthélemy Okito Oleka qui vient de quitter la terre des hommes était un bosseur infatigable.

J’ai eu l’occasion de m’en apercevoir pendant toute la durée de notre collaboration (depuis son avènement à la tête de la Fédération Nationale Congolaise de Judo en passant par diverses autres fonctions. C’est fut un fin organisateur. Tout ce qu’il a organisé sous mes yeux a connu une réussite indiscutable.

J’ouvre une parenthèse ici pour relever que feu Barthélemy Okito Oleka était un homme orchestre, un homme à plusieurs facettes. Pendant qu’il occupait la fonction de SG aux sports et Loisirs, il était président de l’Amicale des Secrétaires Généraux de la fonction publique, président des Anamongo etc.
Pour tout dire, Barthélémy Okito, c’est un modèle à suivre, une race d’administratif en voie de disparition. Ce qui est vrai, il a beaucoup travaillé et changer beaucoup des choses à la tête de l’administration des sports. On doit surtout noter qu’il a travaillé pour l’intérêt de la nation.
Des souvenirs inoubliables gravés dans ma mémoire

Avec le SG Okito, on avait développé une complicité quand il était président de la Fédération Nationale de Judo. Lorsque l’équipe nationale de judo faisait de sorties à l’extérieur, au retour il me ramenait toute la paperasse concernant la participation de tous les judokas ayant effectué le déplacement. Et je pouvais me rendre compte de moi-même ce qu’a été réellement la participation de la RDC. Je me souviens qu’on avait boutiqué ensemble plusieurs choses qui échappaient parfois aux membres du Bureau Exécutif fédéral. A cette époque, pour avoir des informations sur la Fénacoju, sur l’équipe nationale et autres, il fallait simplement lire Le Journal L’Avenir.

Un autre souvenir que je garderai à jamais du SG Okito est que c’est fut vraiment un monsieur reconnaissant. Quand il a l’estime de vous, il le fait savoir par des actes. En 2013, le gouvernement congolais avait pris la décision d’amener des supporters congolais à la CAN en Afrique du Sud. Chaque structure avait un quota. Les journalistes avaient un quota de 10 personnes. Le SG Okito avait clairement dit aux représentants de la presse que dans cette liste, trois personnes devaient d’office figurer. Il s’agit de Thierry Kabundi pour la Radio, Antoine Bolia pour la presse écrite et feu Ali Kumba pour la Télévision. Tout ceci montre le degré d’estime et de considération qu’il vouait aux autres quand il vous faisait confiance. Contrairement aux autres dirigeants, c’était un homme honnête. Quand il n’avait pas d’argent, il te disait clairement que j’en ai pas mais je vais t’appeler quand les moyens seront là.
Le SG Okito était un homme qui m’avait confiance car il me mettait très souvent au parfum des choses qui se tramaient. C’est le cas avec la loi 011 ou la Loi sportive. L’évolution des discussions entre experts de l’administration, parlementaires et autres au parlement m’était contée. Et lorsque cette loi a été promulguée, je l’ai vulgarisée avec lui au travers le Journal L’Avenir.
Voilà autant des souvenirs que je garderai toujours du SG Okito.
Antoine Bolia
