Un 16 janvier 2026 exceptionnel avec, d’un côté, L-D. Kabila et, de l’autre, Dialogue national « sous-traité » ailleurs !

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De grâce, après les assassinats du Mzee le 16 janvier et de Lumumba le 17 janvier, le Congo n’a nullement besoin d’un _ »Jamais deux sans trois_ » qui surviendrait un 15 ou un 18 janvier de n’importe quelle année à venir. C’est maintenant qu’il faut conjurer le sort ! 

Axe Kinshasa-Addis-Abeba-Luanda-Lomé

*C’est à croire que les mânes des ancêtres nous ramènent de force à ce qui devait être la suite des rendez-vous d’Outenika, navire sud-africain ayant accueilli à Pointe-Noire l’une des deux rencontres entre le maréchal Mobutu et le porte-parole de l’Afdl Laurent-Désiré sous la médiation de Nelson Mandela, à l’époque où Pascal Lissouba présidait aux destinées du Congo-Brazzaville. Cette suite qui devrait entre le Dialogue national entre le Gouvernement zaïrois et la « rébellion zaïroise » saluée par Etienne Tshisekedi en 1997 au point que le Premier ministre élu à la Cns lui avait réservé des postes ministériels dans son nouveau Gouvernement… Le 16 janvier 2026 a d’exceptionnel le fait qu’au moment de la commémoration du 25ème anniversaire de l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, des initiatives se sont observées sur l’axe Kinshasa-Addis Abeba-Luanda-Lomé le même 16 janvier, cela en rapport direct avec le Dialogue national*.

Évidemment, toutes ces infos font bouger les lignes

À *Kinshasa*, dans son compte x.com, sous le titre *#RDC : Ni crise de légitimité, ni crise politique mais crise sécuritaire causée par l’agression rwandaise »*, le ministre Patrick Muyaya écrit : _ »Depuis le début de ce processus nous sommes transparents !_ ».

Affirmant qu’ _ »Il n’y a rien que nous faisons sur lequel nous ne communiquons pas_ », il attaque ou contre-attaque : _ »La machine de la propagande et de la désinformation ne changera nullement la réalité encore moins la vérité sur ceux qui, complices de l’agresseur, pensent pouvoir revenir par le dialogue politique. Le moment venu, c’est le Président de la République qui va convoquer ce dialogue suivant la feuille de route préparée par les confessions religieuses et qui devra être en cohérence avec les processus de #Washington et de #Doha_ ». Et de conclure :_ »La vérité sur l’initiative de #Luanda du Président angolais_ ».

Sur ces entrefaites, à *Addis-Abeba*, la Commission de l’Union africaine déclare le même *16 janvier 2026* avoir _ »lancé une session préparatoire consacrée au renforcement de la paix en République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs, dans un contexte marqué par la persistance des violences armées à Goma, Bukavu et Uvira_ ». Elle a réuni _ »des facilitateurs, des ministres ainsi que des chefs communautaires issus des pays de la région. Tous ont réaffirmé leur engagement en faveur de ‘ solutions africaines aux problèmes africains’ face à une crise sécuritaire qui continue de fragiliser les populations civiles et de menacer la stabilité régionale_ ».

La Commission note que _ »Les participants ont souligné la nécessité d’un dialogue inclusif impliquant les États, les communautés locales et les acteurs régionaux. Ils ont également insisté sur la responsabilité collective des pays concernés pour mettre fin à l’escalade de la violence et créer les conditions d’une paix durable_ ».

À *Luanda* où le Président João Lourenço a échangé le 14 janvier 2026 avec une délégation de la CENCO-ECC, il ressort d’une dépêche publiée le *16 janvier 2026* que les deux parties parties se sont notamment penchées sur la situation sécuritaite dans l’est de la RDC. _ »La rencontre s’inscrit dans la continuité des récents entretiens entre João Lourenço et Félix Tshisekedi. Peu d’éléments officiels filtrent sur les intentions de Luanda_ ».

Le tweet retient que selon les informations en possession de l’auteur, _ »la piste d’un dialogue intercongolais commence toutefois à se dessiner, avec l’objectif d’un mécanisme complémentaire, sans se substituer aux processus de Doha et de Washington_ » et que _ »João Lourenço insiste sur un cadre strictement congolais du futur mécanisme. Les discussions durent environ une heure_ ».

L’information importante est, toutefois, la proposition _ »alors faite aux religieux de poursuivre le travail avec les équipes angolaises afin de définir un agenda inclusif_ ».

La seconde information est que _ »Le texte fixe des objectifs, des thématiques et un calendrier indicatif. Son contenu est réservé, en priorité, au président Félix Tshisekedi_ ».

Entre-temps, *Lomé* – qui devait recevoir le *16 janvier 2026* une délégation angolaise auprès du facilitateur togolais Faure Gnassingbé – a acceuilli le lendemain une réunion de haut niveau à laquelle ont pris part _ »le Qatar, les États-Unis, les co-facilitateurs de l’Union africaine ainsi que des délégations de Kinshasa et de Kigali_ », l’objectif étant de _ » renforcer la cohérence et la coordination des processus de paix dans la région des Grands Lacs_ ».

L’information est du 16 janvier 2026.

Évidemment, toutes ces infos font bouger les lignes.

Ce forum a tout d’une grosse

Que retenir de toutes les manoeuvres pour l’instant *diplomatiques* portant comme par enchantement la même date ?

On sait qu’après les deux visites de Félix Tshisekedi à Luanda les 4 et 8 janvier 2026, les observateurs ont vite fait d’y trouver des tractations dans le sens du Dialogue national.

Coup de canif à partir du lundi 12 janvier : toute la Communication du Pouvoir est allée dans le sens contraire. Suggestionnement a même été fait pour attribuer au Président angolais les _ »propositions intéressantes_ » évoquées par son homologue congolais lors de la première visite et pour passer Joseph Kabila pour demandeur. Ce que les siens contestent.

Ce qui est au moins indéniable, c’est que Luanda est un cadre *informel* et Lomé un cadre *formel* pour le schéma de la résolution de la crise sécuritaire à l’Est au moyen entre autres du *Dialogue national*.

On ne voit pas comment Félix Tshisekedi aura effectué en l’espace de dix jours deux voyages à Luanda et un à Lomé pour s’entendre dire autre chose que le Dialogue.

Qu’à cela ne tienne ! 

Ce forum a tout d’une grosse. Désirée ou non désirée, elle a rendez-vous avec son terme : accouchement prématuré, normal, par césarienne ou carrément fausse couche.

Déjà, ce mois de janvier 2026 a de particulier le remix de la vidéo Kagame, pour reprendre un jargon artistique.

Alors qu’on devrait en avoir honte, on s’en régale plutôt comme si on était dans un nganda de Kinkole, s’empifrant de maboke et de poulet mayo arrosé de (complétez vous-même), le tout sous la danse « Fimbo ».

Pourtant, cette vidéo nous interpelle en ce qu’on vient de passer presque cinq ans – avec tout ce que cela comporte comme dégâts normaux et collatéraux préjudiciables à l’unité nationale – croyant que M. Paul n’avait pour objectif que le pillage de nos ressources pendant que la réalité avouée pour la énième fois était l’annexion des terres congolaises !

Qu’on ne dise pas que c’est du pareil au même.

La thèse de l’agression ne se fonde pas sur le pillage mais sur l’accaparement des terres d’autrui.

Ainsi, de 2022 à ce jour, nous aurons eu une mauvaise perception des enjeux.

C’est là que se justifie aussi le devoir de Réparation pour la Réconciliation ; la finalité étant la Refondation du Congo !

La vidéo Kagame recentre le débat sur la propriété foncière 

A partir de cette (re)prise de conscience et de confiance, toute initiative qui concourt à en finir avec la guerre de trop est *utile*, peu importe la personne physique ou morale congolaise qui l’émet.

Les 16 et 17 janvier, Laurent-Désiré Kabila et Patrice-Emery Lumumba ont été tués par le biais des compatriotes appelés au même devoir de Réparation.

S’y ajoutent tous ceux qui, dans le cadre de la gouvernance institutionnelle ou en dehors de celle-ci, ont mené au cours de ces 65 ans et demi des actions qui se sont révélées préjudiciables au pays.

Aussi, sommes-nous tous à saisir les signes du temps. Ayant bougé les 16 et 17 janvier 2026, les lignes vont davantage bouger cette semaine du 18 au 25 janvier 2026 en ce que la *vidéo Kagame* recentre le débat sur ce qu’on sait depuis des décennies mais qu’on a tu : la question relative à la *propriété foncière* dans l’hinterland kivutien comprenant l’Ouganda, le Rwanda et l’Ouganda.

Vouloir absolument la guerre là où la solution négociée est à privilégier puisque les racines de la crise sont dans Berlin 1885 signifie obéir à un schéma imposé par un agenda sur lequel la partie congolaise n’a en définitive aucun contrôle.

En attendant, force est de le constater : Laurent-Désiré Kabila a été assassiné le 16 janvier, Patrice-Emery Lumumba le 17 janvier 1961 : le Congo n’a nullement besoin d’un _ »Jamais deux sans trois_ » qui surviendrait un 15 ou un 18 janvier d’une année à venir (comme) pour boucler la boucle ! C’est maintenant ou jamais de rompre le fil indien…

PROCHAINEMENT : En gouvernance institutionnelle, toute crise est politique ! Surtout la crise sécuritaire

Omer Nsongo die Lema

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