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5 ans après: ANSER projette d’électrifier 52% de la population rurale d’ici 2030

5 ans après: ANSER projette d’électrifier 52% de la population rurale d’ici 2030

Dans les 5 prochaines années, l’ANSER a comme défi d’atteindre un taux de couverture de 52% contre 20% actuellement, dans les grandes villes. Mais concernant les zones rurales, c’est seulement 1%. Pour combler ce déficit, ANSER est appelé à mobiliser 8.000 MW et c’est possible. Pour y arriver, le DGA de ANSER pense qu’il faudra combiner plusieurs facteurs. Et le 8.000 MW, c’est à peu près 40 millions d’âmes qui sont concernées, soit 5 millions des ménages. Ceci aura un impact sur toutes les structures sociales. Parlant du Fonds Muinda qui a en son sein notamment un programme santé, le Dr Roger Kamba a avoué qu’il a la cartographie de tous les centres. D’où la nécessité de mutualiser les sources pour que tous les centres construits dans le cadre du PDL-145 soient connectés. Il a insisté sur l’énorme opportunité des tractations qui se font entre les Etats-Unis et la Rdc. A ce sujet, il y aura un grand sommet le mois prochain dans le contexte de cet arrangement, essentiellement sur l’énergie. Et 300.000 entreprises américaines sont déterminées à venir investir en RDC. Mais pour qu’elles soient opérationnelles, il disponibiliser l’électricité.

Ce jeudi 17 juillet 2025, un Spécial Briefing Presse a été co-animé par le ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, et le Directeur général adjoint de l’ANSER, Damien Twambilangana Mukongo. C’était avec la participation du PCA de cet établissement public de l’Etat, Camile Kabasele.

Du 17 juillet 2020 au 17 juillet 2025, cela fait exactement cinq ans que l’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) a vu le jour. En un quinquennat, de nombreuses réalisations sont à mettre à l’actif de cette agence.

Selon Damien Twambilangana, la première phase du travail a consisté à établir une planification rigoureuse, à travers l’élaboration des Plans Locaux d’Électrification (PLE).

« Nous avions commencé par réfléchir la planification et avions produit les Plans Locaux de d’Electrification (PLE). On a listé près de 1100 projets, nous avons mis en place un programme d’investissement prioritaire de 270 projets. De ce programme d’investissement prioritaire, nous avons extirpé 65 projets. Pour le reste, nous avions au départ un Target, soit développer 744 MW. Les 5 dernières années, nous avons développé 30 MW qui ne représentent pas grand-chose par rapport au chiffre. Mais si l’on prend l’impact réel, il est très important. Voilà ce qui motive », explique-t-il.

On a besoin d’ANSER là où il n’y a pas la SNEL

A la question de savoir, pourquoi on a besoin d’ANSER là où il y a la Snel ? Le DGA a précisé qu’on a besoin d’ANSER là où il n’y a pas la SNEL. « La Snel, c’est là où il y a les zones urbaines et tout ce qui est zones rurales ou périurbaines, l’ANSER s’en charge. Mais nous avons un cadre de collaboration avec la Snel qui elle-même avait une direction d’électrification rurale. A l’arrivée d’ANSER, la Snel a dû transférer les études qui ont été réalisées dans les zones rurales. Aujourd’hui, nous opérons là où la Snel n’est pas, mais même là où la Snel est, ça nous permet de développer autre chose », pense-t-il.

Signalons que plus de 1.100 projets ont ainsi été identifiés, parmi lesquels 270 ont été retenus dans le cadre du Programme d’Investissement Prioritaire. Sur ces projets : 65 sont actuellement en cours, 22 ont été achevés et 43 présentent un taux d’avancement moyen de 60 %.

A en croire le PCA Camile Kabasele, ANSER en réalité, est née de la réforme du secteur d’électricité, qui entre dans le cadre des réformes initiées depuis 2008 où l’Etat se désengageait dans les secteurs marchands. En 2014, on a abouti à la loi relative au secteur d’électricité qui ouvrait le secteur aux privés. En libéralisant le secteur, cela a amené à la création de deux établissements publics : l’Autorité de régulation qui est chargée de la gestion de plusieurs opérateurs privés, mais aussi l’Etat n’a pas voulu laisser pour compte les gens qui sont dans les milieux les plus défavorisés. Voilà pourquoi il y a eu création de l’ANSER.

En réalité, ANSER n’étant pas créé comme un opérateur, mais il y a des milieux qui n’attirent pas les privés. ANSER a été créé pour promouvoir l’électrification, mais aussi pour financer l’électrification. ANSER devait susciter l’intérêt des privés dans ces coins-là. Voilà pourquoi on a mis beaucoup de temps dans la planification pour sortir les plans locaux d’électrification assortis d’un programme d’investissement.

Soulignons qu’ANSER a une double mission : produire de l’électricité et financer l’électrification et attirer des investisseurs privés dans les zones délaissées. Le financement de l’ANSER provient de dotations budgétaires de l’État et de ressources parafiscales propres.

Le pays a été découpé en six pools régionaux : Pool Ouest : Kinshasa, Grand Bandundu, Kongo-Central ; Pool Équateur : Grand Équateur ; Pool Est : Nord et Sud-Kivu, Tanganyika, Maniema ; Pool Grand Katanga : Haut-Katanga, Lualaba ; Pool Grand Kasaï ; Le sixième pool n’est pas cité dans le texte ; peut-être à clarifier).

Success stories

Parmi les 22 projets finalisés, on peut citer les centrales de Bonga Yassa dans le Grand Bandundu, Lumumba-ville, désormais électrifiée avec plusieurs centrales ; des projets à Kananga, Tanganyika, Basankusu, etc.

En ce qui concerne le bilan financier et ambitions futures, disons qu’en cinq ans : 50 millions USD ont été mobilisés via la dotation de l’État, 38 mégawatts ont été produits. Mais les ambitions pour les cinq prochaines années sont claires : Produire 8 000 mégawatts, mobiliser 5 milliards USD. En parallèle, 20 titres ont été accordés à des opérateurs privés, mais les lenteurs administratives restent un défi à relever.

JMNK

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