65 ans d’indépendance du Congo : Pourquoi et comment la Rumba est devenue notre plus grand héritage ?
Hello la famille ! Pour conclure notre série spéciale sur la musique de l’indépendance, prenons de la hauteur. En 2025, nous célébrons du moins pour ceux qui le pourront les 65 ans de l’indépendance du Congo. Les discours politiques vont marquer l’événement, bien sûr. Mais la vraie célébration, la plus vibrante, la plus populaire, se fera en musique. Elle se fera au son de la Rumba Congolaise.
De « Indépendance Cha Cha » à son inscription au patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO, la Rumba n’est pas qu’un genre musical. Elle est l’ADN culturel de la RDC et un pont vivant avec notre histoire.
La Rumba : plus qu’une musique, un vecteur d’identité
Pensez-y. Les chansons de Grand Kallé et de l’African Jazz en 1960 n’étaient pas de simples divertissements. Elles étaient : Un outil d’éducation populaire : Expliquer la Table Ronde et l’Indépendance à ceux qui ne lisaient pas les journaux. Un instrument d’unité nationale : Citer tous les leaders (les mabanga déjà) pour appeler à l’unité.
Un acte d’affirmation culturelle : Imposer un son 100% congolais sur la scène internationale, au cœur même de l’ancienne puissance coloniale.
Cette tradition ne s’est jamais arrêtée. De Franco Luambo et son OK Jazz qui chroniquaient la vie sociale et politique post-indépendance, à Papa Wemba qui a fait de la SAPE un prolongement esthétique de la rumba, jusqu’à la nouvelle génération qui la fusionne avec des sons modernes, la Rumba est le miroir de notre société.
Célébrons les 65 ans en Rumba !
Célébrons cet anniversaire en honorant notre plus grand trésor culturel.
Aux DJs et radios : Faites tourner les classiques ! « Indépendance Cha Cha », « Table Ronde », mais aussi tout le répertoire qui a suivi.
Aux organisateurs d’événements : Créez des scènes où les anciens et les nouveaux talents de la rumba peuvent se rencontrer et jouer ensemble.
À nous tous : Racontons ces histoires à nos enfants. Faisons-leur écouter ces mélodies. Expliquons-leur comment, en 1960, une guitare, un saxophone et des voix ont porté les rêves de toute une nation.
La Rumba congolaise, c’est notre histoire, notre fierté et notre futur. Elle a accompagné notre indépendance, elle doit illuminer nos célébrations. Elle nous rappelle d’où nous venons et la force créative qui nous anime.
Ma recommandation ; le film documentaire « The rumba Kings » du réalisateur Alan Brain https://youtu.be/1JD-zEC1H3M.
Vive la Rumba, Vive le Congo indépendant !
Caleb Djamany
