80e UNGA: À New York, la ministre Micheline Ombae appelle à une mobilisation mondiale pour les droits des femmes

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À l’occasion de la session commémorative du 30ᵉ anniversaire de la 4ᵉ Conférence mondiale sur les femmes, organisée en marge de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies, la ministre congolaise du Genre, de la Famille et de l’Enfant, Micheline Ombae, a livré un plaidoyer fort en faveur d’une action mondiale renforcée pour les droits des femmes.

S’exprimant dans ce qu’elle a qualifié de « haut lieu de vanité des relations internationales », la ministre a exhorté les États membres à clarifier leurs engagements, à mobiliser davantage de ressources, et à accélérer la mise en œuvre de la Déclaration de Beijing et de son programme d’action.

« Les femmes doivent être au cœur des droits humains et bénéficier de réformes normatives solides », a-t-elle affirmé, tout en transmettant les salutations du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et en réitérant que la promotion des droits des femmes demeure une priorité nationale en RDC.

Des avancées concrètes en RDC

La ministre a mis en lumière plusieurs progrès réalisés sous le mandat actuel : Gratuité de l’enseignement et des soins de maternité ; Programmes soutenus par la Banque mondiale, dont celui des 145 territoires ; Développement de l’entrepreneuriat féminin et création d’emplois ; Gratuité du transport scolaire dans certaines zones rurales.

Elle a également salué la montée en puissance de la participation politique des femmes, avec un taux de représentation de 44 % au sein du gouvernement, ainsi que des avancées dans les secteurs de la justice, de la sécurité et de l’agriculture.

Appel à une stratégie nationale contre les violences de genre

Malgré ces progrès, Micheline Ombae a insisté sur l’urgence d’intégrer la lutte contre les violences basées sur le genre dans les politiques publiques. Elle a appelé à l’adoption d’une stratégie nationale dédiée et à la mise en place d’un mécanisme de réparation pour les victimes.

Conflits à l’Est : un obstacle à la paix et au développement

Abordant la situation sécuritaire à l’Est du pays, la ministre a dénoncé les violences armées subies par les populations civiles, qu’elle attribue à des actions orchestrées par le Rwanda. Elle a souligné que la paix en RDC est essentielle au développement de la région des Grands Lacs et de l’Afrique dans son ensemble.

« Avec force, espérance, justice et engagement, nous continuerons le combat pour la dignité des femmes et la paix dans notre pays », a-t-elle conclu.

Par Didier Mbongomingi

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