Beni : les jeunes de la structure « extinction rébellion » sensibilisent sur le refus de l’exploitation du pétrole dans le Graben
La mobilisation de la population du Nord-Kivu continue à être sollicitée par les jeunes de la structure extinction rébellion dans le souci de ne pas accorder l’exploitation du pétrole dans le Graben Albertine, une zone parsemée des espèces aquatiques et les végétations qui font vivre le peuple du Grand-Nord.

Ce samedi 20 Septembre 2025 à travers les artères de la ville de Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu, ces jeunes ont poursuivi leurs actions pour appeler la population locale à se mettre en barrière contre cette exploitation qui, à travers la coopération des États dite EACO qui a déjà obtenu gain de cause pour cette action que les jeunes jugent non bénéfique pour ce peuple qui, au-delà des multiples massacres récurrentes, pourrait se voir empiéter de son unique moyen qui reste, l’exploitation agricole et un petit commerce des poissons provenant des Lacs Albert et Édouard.
Nick Junior, Loswire Shabani ou encore Blessing Muhiwa ont été très actifs sur terrain, accompagnés de leurs collègues du rond-point ENRA jusqu’au petit marché de Mayangose situé en face de l’hôtel de ville de Beni :
« Nos mamans et nos papas, nous vous appelons à ne pas accepter de céder nos terres situées dans les 58 bloques où le gouvernement congolais a donné l’autorisation aux Etats avec lesquels il a signé cette coopération. Accepter cette exploitation, c’est accepter une troisième guerre dans notre zone après celle des ADF et M23 que nous n’avons pas encore vaincu », a lancée Nick Junior.
Depuis que notre pays a accepté l’exploitation de nos ressources minières, la plupart d’entre nous n’ont jamais vu même de l’or ou le diamant, alors qu’aujourd’hui, signer un accord pour exploiter le pétrole ne sera pas au bénéfice de la population de ces parties. Il ne faut pas accorder du crédit à ces exploitants, mais nous devrons nous ériger en barrière pour faire échec à ce projet, insiste pour sa part Loswire Shabani devant les femmes maraîchères du marché secondaire de Mayangose.
Ces jeunes dont plusieurs sont des étudiants des sciences agronomiques et des jeunes des mouvements citoyens, veulent voir le peuple congolais se désolidariser de cet engagement du gouvernement congolais qui, au lieu de faire de sa priorité la restauration de l’autorité de l’État, prend des engagements qui ne bénéficient aux Congolais.
Maki Barack Patrick depuis Beni
