Kamerhe privilégie l’unité et la cohésion

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Dans un pays dont une partie du territoire est occupée par la coalition du mal, AFC/M23, soutenue par le Rwanda et qui est menacé de disparition, nombreux sont des pays qui oublient leurs clivages, leurs querelles pour se mettre ensemble devant ce qui les unis. En pareilles circonstances, ce qui peut réunir, c’est la Nation congolaise. Signe que tout devait et doit être fait pour que la cohésion et l’unité nationale soient privilégiées.

La démission de l’honorable Vital Kamerhe, de son poste de président de l’Assemblée nationale, n’a pas laissé l’opinion interne et externe indifférente. Bien que démissionner soit l’expression par excellence de sa liberté, mais le temps que traverse le pays aurait permis aux uns et aux autres de se mettre ensemble et tenter de coller les morceaux.

Voilà qui a permis Vital Kamerhe de souligner que le débat sur la déchéance éventuelle de quelques membres du Bureau de l’Assemblée nationale a fini par occulter les véritables défis prioritaires auxquels notre pays est confronté.

« Ce sont pourtant ces défis qui cristallisent les attentes du peuple que nous représentons, et qui donnent à notre action toute sa substance patriotique : l’unité et la cohésion nationale, la défense de la souveraineté et l’intégrité territoriale, le progrès économique et social. Voilà ce qui devrait capter toute notre énergie », dit-il.

Il se réjoui donc que la plénière d’aujourd’hui va mettre un terme à cette parenthèse, afin que, dès demain, nous retrouvions le chemin de l’essentiel : conjuguer nos efforts pour répondre aux aspirations du peuple qui nous a mandatés. L’essentiel, c’est aussi de ne pas oublier qu’en ce moment, nos sœurs et nos frères du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri vivent dans l’angoisse et paient le plus lourd tribut d’une guerre injuste qui nous est imposée.

« i», dit-il.

Kamerge a-t-il maltraité ses collègues ?

Cette question mérite d’être posée, lorsqu’on sait comment Kamerhe s’est empressé pour régler certaines questions de ses collègues restées en suspens, souligne -t-il.

« D’aucuns soutiennent que ma personne constitue un blocage à l’amélioration des conditions de travail et du bien-être des Députés nationaux. Bien au contraire, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires consécutifs à la guerre à l’Est, une mesure de réduction du train de vie des institutions avait été prise par le Gouvernement pour mieux soutenir l’effort de guerre. Il va de soi qu’une telle mesure ne pouvait épargner notre Institution », a-t-il indiqué devant la commission spéciale et temporaire instituée à cet effet.

Par la suite, ça été le moment de l’auto-exhaltation sous les couleurs de la frustration : « Mieux que quiconque, porté par la conviction et l’amour de la patrieo, j’ai activement œuvré à l’avènement d’une alternance pacifique dans notre pays, en faveur de Son Excellence Monsieur Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République et Chef de l’État ».

Et d’ajouter : « aujourd’hui, je me réjouis de constater que nombreux sont ceux qui nous ont rejoints et ont épousé cette conviction que nous étions si peu à partager en son temps : celle d’une refondation de notre État autour du Président Félix Antoine Tshisekedi.

« J’ai consacré l’essentiel de ma vie à la recherche et à la consolidation de la paix, ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie de notre population », dit-il.

Vital Kamerhe a clos son propos en se référant aux Saintes Écritures, dans le Premier Livre des Rois. « L’unité et la cohésion de la majorité parlementaire, autant que celle de notre peuple, ne sont-elles pas à l’image de cet enfant disputé à la cour du Roi Salomon ? «

« À la proposition de diviser en deux cet enfant que j’ai tant porté et choyé, afin que chaque camp en obtienne une partie, je préfère, à la manière de la vraie mère, réaffirmer mon attachement à un seul camp, le seul digne du combat de toute une vie et transcendant les clivages conjoncturels et sociologiques : le camp de la République.

Convaincu de ce qui précède, et tout en réitérant ma loyauté à la Nation congolaise, à ma famille politique et à son Chef, je voudrais vous annoncer, en toute responsabilité, sans débat ni vote, que j’ai démissionné de mes fonctions de Président de l’Assemblée nationale ».

Eviter les casses

Il y avait-il moyen de gérer autrement cette crise, se demande une certaine opinion qui estime que le chef de l’Etat, entant qu’Autorité de référence de la majorité présidentielle, pouvait toujours donner un mot d’ordre, demandant aux pétitionnaires de déchirer leur initiative, moyennant quelques invisibles. Et ce, lorsqu’on sait que dans une telle famille, la discipline est la mère des sciences. Et si dans une famille, il n’y a plus de discipline ni de respect de la hiérarchie, en quoi elle est réellement une famille politique ?

La même opinion fait observer malheureusement que l’initiateur de la pétition, un député UDPS et celui à qui l’on va confier l’examen de la pétition, un autre membre de l’UDPS et dans ce contexte, voyez-vous vraiment l’incriminé s’en sortir, se demande un observateur politique averti.

JMNK

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