Sange : L’hôpital de Ruzizi s’asphyxie, les malades en détresse
À Sange, dans le territoire d’Uvira, l’hôpital général de référence de Ruzizi traverse une crise critique. Depuis plusieurs semaines, les intrants médicaux et les médicaments se raréfient au point que certaines salles d’hospitalisation ne disposent plus de quoi soigner les patients. Selon le médecin directeur, le Dr René Kinyingu, cette pénurie pourrait entraîner une fermeture forcée de l’établissement : « Nous faisons face à une situation intenable. Les malades affluent, mais nous n’avons plus les moyens de répondre à leurs besoins. »
Pour attirer l’attention des décideurs, le Dr Kinyingu a réuni les autorités locales et les leaders communautaires. Au cours de cette rencontre, il a mis en lumière la gravité du problème et appelé à un sursaut collectif. « Un hôpital sans médicaments n’est plus un hôpital, c’est une salle d’attente vers la mort », a-t-il martelé devant ses interlocuteurs, visiblement préoccupés par l’ampleur de la crise.
Les réactions de la communauté ont été à la hauteur de l’alerte. Le chef coutumier de Bafuliiru a lancé un appel pressant : « Nous ne pouvons pas laisser cet hôpital s’effondrer. C’est notre unique recours. » De son côté, un membre du personnel soignant confie, les yeux fatigués : « Nous sommes désarmés. Voir un patient souffrir sans pouvoir lui donner un traitement, c’est insupportable. »
Face à l’urgence, la population de Sange implore le gouvernement provincial et les partenaires humanitaires d’intervenir rapidement. La survie de l’hôpital de Ruzizi, pilier de la santé dans cette zone frontalière, dépend désormais de la réactivité des autorités et des soutiens extérieurs.
