Jossart Étienne Tambwe Jibikila : le chevalier de la plume abandonné par le pouvoir qu’il défend !
Dans un pays où la plume est souvent achetée, muselée ou manipulée, il existe encore des journalistes qui tiennent bon, seuls contre vents et marées. Jossart Étienne Tambwe Jibikila est de cette trempe-là.
Éditeur-directeur du magazine L’Afrique Unie, homme de lettres rigoureux et Président national du parti politique Alliance Panafricaine des Cadres (APAC), il incarne une forme rare de fidélité intellectuelle : celle qui ne se courbe ni devant l’argent, ni devant le silence politique.
Depuis plus de cinquante éditions, son magazine soutient, analyse, défend — parfois au prix du doute — la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Et pourtant, à ce jour, aucun soutien réel, aucune reconnaissance institutionnelle, ni même un encouragement public n’ont honoré cet engagement. Une injustice flagrante, dans un régime qui dit vouloir valoriser la presse libre et la pensée patriotique.
Une plume au service de l’Union sacrée
Depuis l’accession de Félix Tshisekedi au pouvoir en 2019, L’Afrique Unie n’a cessé d’accompagner le projet du Chef de l’État. À travers des éditoriaux clairs, des analyses géopolitiques lucides, des dossiers documentés sur la diplomatie, l’économie ou la paix dans l’Est, Tambwe Jibikila a offert un espace de réflexion cohérent et constant.
Là où d’autres se sont tus, ou ont retourné leur veste à la moindre opportunité, lui a gardé le cap, y compris dans les moments les plus critiques : la chute de la coalition FCC-CACH, les accusations d’inaction dans l’Est, ou encore la période post-électorale. Il a osé dire ce que d’autres pensaient tout bas : que l’idéal de l’Union sacrée méritait mieux que les querelles d’ambitions.
Un engagement personnel… sur fonds propres
Mais cette fidélité n’a jamais été soutenue. Pire, elle a été ignorée. Tambwe Jibikila n’a reçu ni subvention publique, ni contrat institutionnel, malgré les nombreuses commandes d’analyses et de notes politiques formulées par certains collaborateurs du Président lui-même.
Chaque édition de L’Afrique Unie a été financée par ses propres moyens. Sans pub officielle, sans marché opaque, sans favoritisme. Juste la passion du Congo et la rigueur d’un homme qui croit encore au rôle éclairant de la presse.
Un leader politique dans l’ombre
En plus de son travail journalistique, Jossart Étienne Tambwe Jibikila dirige l’Alliance Panafricaine des Cadres (APAC), un parti qui milite pour une élite africaine consciente, responsable et patriote. Son discours est constant : il faut élever le niveau du débat politique congolais, sortir du clientélisme, et bâtir une vision fondée sur la compétence.
Mais comme trop souvent en RDC, les voix calmes et réfléchies sont tues au profit des agitateurs médiatiques.
Une République qui oublie ses défenseurs
L’histoire jugera. Et peut-être que demain, on redécouvrira dans les archives de L’Afrique Unie la constance d’un soutien loyal, intelligent et désintéressé au projet du Président Tshisekedi. Mais à ce jour, le régime qu’il a soutenu sans fléchir ne l’a pas soutenu en retour.
Pourtant sur l’échiquier continental, le travail de ce journaliste jouit de l’estime de maintes hautes personnalités. En l’occurrence le leader sénégalais et Président Diomaye Faye, le Président Déby Idriss Mahamat du Tchad ainsi que le Président Malien. Dans beaucoup de chancelleries, L’Afrique Unie bénéficie d’une bonne audience qui rappelle les années Jeune Afrique.
Ce paradoxe révèle une faille : la République a besoin d’hommes comme Tambwe Jibikila, mais ne sait pas encore les reconnaître à leur juste valeur. Et pourtant, il n’est pas trop tard.
En définitive
Jossart Étienne Tambwe Jibikila n’est pas un mendiant politique. Il n’attend ni poste, ni faveur. Ce qu’il réclame, c’est le respect dû à un intellectuel engagé, à un homme de parole, à un bâtisseur de conscience.
François Hollande
