L’OCDE fait état d’un ralentissement de la croissance en 2025 (3,2%) et 2026 (2,9%)

0

Dans son Rapport sur les perspectives mondiales, publié le 23 septembre courant, l’OCDE fait état d’un ralentissement de la croissance en 2025 et 2026, avec des taux respectifs de 3,2 % et 2,9 % contre 3,3 % en 2024, indique la Note de conjoncture économique au 26 septembre 2025 Septembre 2025, qui passe en revue l’évolution de la conjoncture économique, aux niveaux national et international, au cours de la période allant du 19 au 26 septembre 2025.

Cette évolution s’expliquerait, en grande partie, par l’épuisement progressif des stocks des matières premières constitués dans un contexte de crainte d’augmentation des droits de douane, ainsi que par l’intensification des tensions géopolitiques et l’incertitude entourant les politiques publiques.

Aux Etats-Unis, la croissance devrait ralentir à 1,8 % en 2025 et à 1,5 % en 2026 contre 2,8 % en 2024. Ce ralentissement est attribuable à l’augmentation des droits de douane, à la modération de l’immigration nette et à la réduction des effectifs de fonctionnaires de l’administration fédérale.

En Chine, la croissance devrait passer de 4,9 % en 2025 à 4,4 % en 2026, en raison de la dissipation des facteurs d’anticipation liés aux relèvements tarifaires, de l’entrée en vigueur progressive des nouveaux droits de douane et du recul du soutien budgétaire.

Dans la Zone euro, la croissance se situerait à 1,2 % en 2025 à 1,0 % en 2026, affectée par l’aggravation des assouplissements des conditions de crédit.

En ce qui concerne l’inflation, indique la même source, il est noté une tendance à la décélération. Dans les pays du G20, l’inflation devrait reculer de 3,4 % en 2025 à 2,9 % en 2026, en raison notamment de l’atténuation des tensions sur le marché du travail. Toutefois, l’OCDE a noté que des pressions inflationnistes pourraient réapparaitre, sur fond de l’essor des prix des produits alimentaires et de persistance de l’inflation des services.

Dans ce contexte, l’OCDE suggère notamment de : promouvoir la transparence et la prévisibilité des politiques commerciales à travers une coopération internationale renforcée, assurer une vigilance accrue face aux risques de résurgence de l’inflation et garantir la viabilité des finances publiques.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *